Magistère
dominique bontemps -  2008-11-06 23:10:11

Magistère


Vous faites quelques déclarations surprenantes que je me dois de relever : "En l'occurrence, vous êtes en désaccord avec le Magistère Vivant de l'Église." "Mais il y a quand même une difficulté de taille : l'ensemble de l'Église enseignante, assistée par le Christ et interprète authentique du Magistère passé, a cru pouvoir dans son unanimité morale proclamer et adhérer à Dignitatis Humanae ! En outre, ils ont affirmé explicitement que cela était compatible avec le Magistère antérieur." Voilà une opinion pour le moins aventureuse.

Je ne vois pas en quoi. Au contraire, elle est un simple constat : je n'ai pas dit que le droit à la LR avait été "défini comme devant comme devant être tenu par l'Église en matière de foi et de moeurs", ni même que DH était infaillible en raison de l'infaillibilité du Magistère Ordinaire et Universel (des auteurs spécialisés le pensent pourtant, comme l'abbé Lucien). Même en supposant la non-infaillibilité (dato non concesso), et en reconnaissant que DH n'est pas une définition dogmatique, cela n'en reste pas moins au minimum un acte du Magistère authentique, selon l'expression reçue, auquel on doit "donner l'assentiment religieux de [notre] esprit" (Lumen Gentium 25, cité par CEC 892).

"Le Concile, au lieu de porter des condamnations contre quiconque n'aura que des pensées de bonté et de paix."


Les Conciles antérieurs avaient tous utilisé la brève formule "Anathema sit".

Là vous mélangez un peu tout : la formule "Anathema sit" et le fait de condamner ne sont pas des éléments constitutifs d'une définition dogmatique ! Vous vous seriez plus utilement contenté de la citation de Paul VI.

Mais il ajoutait que le Concile avait ajouté à ses enseignements "l'autorité du Magistère suprême ordinaire" ce qui n'a pas de sens.

Si vous le dites...