L'objet du droit et Grégoire XVI
Antonio Thomas -  2008-11-06 22:03:48

L'objet du droit et Grégoire XVI

Cher Dominique, (remarque préliminaire : Il vaut parfois mieux en rester aux mathématiques : à chacun son charisme et vive l'obtenion de prix canadiens...) 1. En ce qui concerne votre paragraphe 1. l'objet du droit : Il n'est PAS VRAI qu'en parlant d' "imagination la plus déréglée" Grégoire XVI vise quelque chose que l'expression "selon sa conscience" excluerait : c'est un fait d'expérience, que la conscience morale la plus scrupuleuse peut être le fait d'une imagination la plus déréglée... 2. D'autre part, il faut vraiment être pourri de personnalisme (ce que n'était évidemment pas Grégoire XVI) pour s'en aller concevoir qu'un droit civil ait le moindre rapport avec la conscience morale : le droit civil a pour objet des actes ou des faits concrets et il les sanctionne en raison de leurs effets pervers objectifs et concrets (y compris le scandale...). exemple : si je vous calomnie, même avec la meilleure conscience du monde, le droit civil me sanctionnera (sauf exceptions comme quand c'est par votre faute que je me suis trompé à votre sujet, comme par exemple si vous vous êtes vanté vous-même de turpitudes), et il en est bien ainsi. D'ailleurs, la morale chrétienne m'excusera sans doute du péché (puisque la calomnie est involontaire), mais non point du devoir de réparation (car le dommage est objectif). Au pénal, le droit tient compte en outre du facteur "responsabilité", mais il serait funeste de confondre "responsabilité" et "conscience" (simple rappel...) "By the way", le livre du père Basile est passablement imprégné de personnalisme... Antonio Thomas