Mais non tolérer un mal n'est pas un bien !
jl d'André -  2008-11-06 18:56:05

Mais non tolérer un mal n'est pas un bien !

Le seul bien, c'est celui pour l'obtention duquel on tolère ce mal. mais reprenons :

- 1) la première, c'est l'exemple du droit à ne pas être empêché d'élever ses enfants dans sa propre religion, même si celle-ci est erronée, dans de justes limites. L'existence d'un tel droit est admise par tous (à la suite des Papes).

Bien sûr, mais cela a toujours été la doctrine traditionnelle de l'Eglise qui a toujours admis la liberté religieuse au for interne.

- 2a) lorsqu'un bien supérieur est espéré : alors même celui qui serait en droit d'empêcher le mal peut, et parfois doit, le tolérer

C'est ce bien supérieur espéré qui est un bien, mais évidemment pas la tolérance du mal. Mais ce qu'il faut bien comprendre, c'est que cette situation de tolérance a toujours été considérée comme anormale. L'autorité qui pratique cette tolérance en vue d'un plus grand bien doit considérer cette situation comme anormale et faire tout son possible pour améliorer les circonstances extérieures afin que dans l'avenir, il lui soit possible d'obtenir ce plus grand bien sans tolérer le mal. Et Bien entendu, par définition, cette tolérance ne sera jamais un droit pour celui qui en bénéficie. Au contraire, il sera souvent nécessaire de lui faire sentir qu'il ne s'agit que d'une tolérance et non d'un droit.

- 2b) lorsqu'on n'a pas l'autorité pour intervenir : une autorité (par exemple Dieu) peut interdire certains actes, et en même temps ne pas donner à une autorité inférieure (par exemple l'État) le droit d'intervenir sur cette matière (tant que de justes limites ne sont pas franchies).

Evidemment ! Mais lorsqu'on n'a pas autorité pour intervenir, peut-on parler de tolérance ? Ne pas intervenir quand on n'a pas autorité ce n'est que le simple respect de l'autorité divine et humaine. Cela n'a rien à voir avec la question. On a l'impression que vous multipliez les exemples évidents où la doctrine n'a en rien changé depuis 2000 ans pour mieux masquer l'abime qui existe entre la doctrine catholique et celle de Dignitatis Humanae.