Mais la question de fond demeure : un "droit naturel à ne pas être forcé, à ne pas être empêché", est-ce une notion absurde ?
Oui c’est une notion absurde en l’occurrence, quand on parle de liberté religieuse au for externe et public. L’Etat ne peut pas forcer quelqu’un a adhérer contre sa conscience à la vraie religion. Mais il doit empêcher la propagation de l’erreur, puisqu’il est sensé travailler au bien commun, et que le bien commun ultime c’est le salut des âmes. Reconnaître un droit naturel, fondé sur la dignité humaine, à ne pas être empêché de pratiquer publiquement une fausse religion obligerait l’Etat soucieux du bien commun à édicter une loi empêchant de contraindre qui que ce soit. Voilà donc un Etat qui doit, de droit naturel, empêcher la propagation de l’erreur, mais qui, de droit naturel, doit s'opposer à quiconque chercherait à empêcher la propagation de l'erreur. Comment fait-il ? Cordialement Meneau