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Ennemond -  2008-11-02 19:07:06

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Vous déduisez un peu rapidement. Je ne faisais que faire remarquer à Tibère qu'il n'y avait pas forcément de lien à établir entre les propos prononcés par certains membres de la Fraternité d'une part et le temps que met Rome à retirer les sanctions d'autre part. Mgr Tissier de Mallerais use d'un ton qui est fort différent de celui de Mgr Fellay. Il me semble qu'il se rapproche - en différents points de celui de Mgr Lefebvre lorsqu'il parlait publiquement à l'automne 1987 ou au cours des mois de mai et de juin 1988 (suite à l'entretien du 14 juillet 1987 avec le cardinal Ratzinger). Mgr Tissier de Mallerais a cotoyé le cardinal puisqu'il fut l'un des négociateurs des accords du 5 mai 1988. Il semble qu'il n'ait guère apprécié les positions du cardinal sur la place de la religion dans l'Etat. Mgr Tissier avait fait part de sa vive critique du livre de l'abbé Joseph Ratzinger de 1969, il y a quelques temps, à Paris. Mgr Fellay, à ma connaissance, n'a rien dit ensuite. Néanmoins, je ne partage absolument pas les prédications qu'on peut lire ces jours-ci chez certains qui craignent une levée des condamnations et qui annoncent des cassures au sein de la FSSPX. Le tempérament des évêques, les conseils que Mgr Lefebvre leur a donnés, le fonctionnement qu'il a institué pour la Fraternité jouent en défaveur de ces promesses de malheur. Ensuite, dans toute la frange tradie du monde catholique (des ED modérés aux sédévacantistes), je crois qu'il n'y a guère d'endroit où les fidèles sont aussi soumis à leur clergé et à l'autorité qu'au sein de la Fraternité. Comme le disait Antoine hier, il me semble que clergé et fidèles sont en attente d'un retrait des sanctions les touchant.