Je souscris sans réserve... !
Bertrand Decaillet -  2008-11-02 12:38:23

Je souscris sans réserve... !

et j'ajoute... (puisqu'il ne faut rien ajouter ) pour ceux qui regretteraient de ne pas faire manger la poussière aux "excommuniés" qui devraient demander pardon ou du moins faire profil bas, que, avec un brin de culture du dossier, on ne peut plus faire comme si : 1 - il était impossible qu'une excommunication soit en soi injuste. Le cas est prévu par l'Eglise qui n'est pas une dictature mais une oeuvre d'institution divine dont l'exercice passe par des hommes. Par conséquent celle-ci nous enseigne qu'une excommunication injuste en son sein est possible et que celle-ci serait, du point de vue surnaturel, absolument nulle et sans effet! Et il faut ajouter, dans le prolongement de l'évangile chanté, que cette même excommunication injuste - si elle était prononcée par l'autorité - ajouterait au mérite et à la "communion" de celui qui la subit. Par conséquent, demander la levée des décrets sans entrer en matière sur le fonds de la sanction, c'est éviter habilement que l'une OU L'AUTRE partie (l'oublie-t-on?) doive demander pardon (ce qui assurément nous évitera de repartir pour 40 ou 100 ans de dialogue de sourds...), en laissant le soin à Dieu et à l'histoire de rendre justice. Voilà une sagesse surnaturelle, dont l'Eglise à déjà usé - notamment après Avigon... 2 - l'on ne savait pas que l'excommunication latae sententiae, selon les termes du CIC est invalidée par l'invocation - même subjective ou erronée - du devoir de nécessité de la part du sanctionné. Seul celui qui n'a pas entendu le sermon des sacres peut éventuellement invoquer cette condamnation "par défaut de sentence", mais pas celui qui assurément a un brin de culture du dossier - et d'honnêteté, bien sûr. Mais sur des sujets aussi graves, l'absence de l'un n'excuse en rien le manque de l'autre. ***************** Restent toutes les raisons annexes d'apprécier ou pas les méthodes, l'esprit, les démarches, les sermons (...), les plaidoyer pro domo, les dentelles (ou leur absence), les mantilles, les jupes plissées, les bulletins paroissiaux calamiteux, voire même l'arrogance de quelques-uns-excités... de la FSSPX, mais c'est là tout autre chose. Ne mélangeons pas les genres, sans quoi nous serions nous aussi fort peu surnaturels dans des matières qui demandent de l'être. Enfin, et accessoirement, pour côtoyer trois évêques depuis quelque temps pour essayer (...) d'obtenir l'application du Motu Proprio, j'ai été frappé par deux choses qui semblent chez eux intimement liées (c'est en tout cas mon expérience, je ne sais si tous sont ainsi...):
1 - la volonté ferme de na pas concéder le Motu proprio sur leur diocèse (accessoirement leur désaveu explicite et tonitruant de la décision de Benoît XVI)
2 - leur furieuse attache à "l'excommunication de la FSSPX" disent-ils, ne s'embarrassant pas de nuances, sur laquelle ils n'ont curieusement de cesse de ramener le débats.
Assurément il ne s'agit plus ici de "communion des saints" et de lien avec le mérite surnaturel de l'Eglise, mais... de "communion" naturelle ou naturaliste (opinion, parti ecclésiologique, tendance...), d'argument d'intimidation et bêtement de manipulation. A contrario, je me suis mis alors à penser, grâce à Messeigneurs, que ces deux préalables que demande la FSSPX, en effet, sont peut-être bien liés, plus liés qu'il n'y parait. Alors OUI, sans nuance: AVE MARIA...