Une exception : Lincoln, USA
Eucher - 2008-11-01 22:08:40
Une exception : Lincoln, USA
Ici, les limites territoriales sont suivies avec une rigueur toute prussienne sous la houlette de Mgr Bruskewitz. Les enfants, s’ils profitent de l’école que fournit l’église (environ $200.00 par an, c’est très peu, avec de jeunes et dynamiques bonnes sœurs en habit pour le caté en questions-réponses), doivent être inscrits dans la paroisse de leur résidence (chaque paroisse a son école, du jardin d’enfants à la quatrième). Légion de Marie, S. Vincent-de-Paul, Armée bleue : on vous rend visite de la part de la paroisse où vous vivez.
À chaque déménagement, il faut alerter le curé de la paroisse où l’on s’implante, qui vous envoie un formulaire à remplir (où peut-on vous joindre ? les deux époux sont-ils catholiques ? etc.). Dans ma paroisse, Ste-Thérèse, le curé Mgr Nemeč vous invite à un entretien dans son bureau, toute la famille, et vous explique (en soutane monsignoriale, mais oui) l’horaire des messes, des confessions, des dévotions et autres neuvaines paroissiales, et vous pose des questions (les enfants sont baptisés ? bien confirmés, Papa et Maman ? confession cette année ? communion ? valide, le mariage ? etc.).
Ainsi la population de Lincoln est bien encadrée. Les fidèles, à la messe, sont tous du même quartier, leurs enfants suivent les mêmes cours, tous connaissent Sœur Marie- Maximilian (elle est grande, hein ? et maigre !) et Sœur Marie-Cécile (en voilà une qui n’oublie pas de manger !). On est entre nous et on se connaît. Un décès, un cancer dans la paroisse ? Tous savent qui c’est, sont là au chapelet à la paroisse le vendredi soir pour l’intention.
Si seulement c’était la forme extraordinaire ! Il ne manque qu’elle pour compléter le tout. Dans vingt ans, peut-être…