Je n'ai pas dit que Paul VI était un menteur !
jl d'André -  2008-10-17 14:24:36

Je n'ai pas dit que Paul VI était un menteur !

J'ai rappelé que le but affiché de toute sa politique, de sa diplomatie, de sa communication dans tous ces discours et allocutions était l'ouverture au monde. Rendre l'image que donnait l'Église vis à vis du monde moderne acceptable par celui-ci. Il en résulte que de l'intention qu'il manifeste ainsi, on ne peut pas conclure l'intention qu'il a lorsqu'il légifère. Peut-être que c'est la même, mais peut-être que s'insinue aussi dans ses discours des concessions à l'attente du monde moderne alors que lorsqu'il légifère, l'assistance du St esprit promise aux successeurs de Pierre l'empêche de dévier autant que dans ses discours. Mais de cette dichotomie, on ne peut absolument pas déduire qu'il serait un menteur, ce serait un jugement téméraire. Mais venons en aux points où je n'aurais pas répondu. Je n'ai pas répondu à JacqHou qui prétendait qu'Écône jouit de l'exterritorialité, de l'Église, car cette affirmation me paraissait relever du canular.

D'une part, l'Église pratique le NOM (dans sa très large majorité, et avec l'approbation papale de facto) : Si le NOM était illégitime, cela me semblerait peu compatible avec la Foi dans le fait que l'Église ne peut pas nous entraîner au péché, a fortiori en si importante matière.

Ce n'est pas l'Eglise qui pratique le NOM, mais certains hommes d'église et le fait qu'ils soient très largement majoritaires ne change rien à ce fait. L'Église elle-même ne saurait être engagée que par les décisions effectivement prises par son magistère.

D'autre part, les papes ont signifié plusieurs fois dans leur discours leur approbation du NOM (et ils donnent l'exemple) : cela devrait au moins suffire à compenser, au niveau de la légitimité, le manque éventuel de textes légaux.

Mais non, cela n'a rien à voir, la pratique comme les discours n'ont aucune portée législative. Le pape peut tout à fait pécher ou se tromper dans sa pratique quotidienne comme dans ses discours et ainsi aller (volontairement ou involontairement) contre la loi, même en matière grave. Il n'y a que lorsqu'il entreprend de légiférer pour l'Eglise universelle qu'il bénéficie de l'assistance du St Esprit. Et tant qu'il ne l'a pas fait on doit s'en tenir à la loi antérieure. Je reconnais que c'est bien plus difficile que si le pape donnait l'exemple, mais nous n'avons pas le choix.