Eh bien répétons des évidences déjà maintes fois répétées !
jl d'André -  2008-10-17 09:57:34

Eh bien répétons des évidences déjà maintes fois répétées !


Ce n'est pas le seul texte législatif. Vous oubliez les décrets de promulgation et d'application qui obligent tout l'ordo/missel.

Par définition un décret d'application n'est pas un texte législatif. Son rôle est de définir les modalités d'application d'un texte législatif, pas de se substituer à lui. De plus, les décrets ne disent rien de semblable. C'est vous, Athanasios 1er, qui leur accordez un tel pouvoir qu'ils ne revendiquent nulle part. Le mot ordo figure bien dans le texte de ces décrets, mais sans définition de ce qu'il recouvre. S'agit-il de l'intégralité de l'ordo tel qu'il a été publié après la signature de Paul VI dans la constitution apostolique Missale Romanum ? Ou s'agit-il seulement de ce qui en a été approuvé par le pape Paul VI dans cette même constitution et pour lequel il a levé l'interdiction formelle de son prédécesseur Saint Pie V ? La référence constante de ces décrets à la seule constitution apostolique missale Romanum comme source de leur propre autorité prouve bien que c'est cette dernière interprétation qui est la bonne.

"On", c'est le Consilium pour l'application de la constitution Sacrosanctum Concilium, sur mandat du concile.

Mais ce mandat du concile (dont j'attends par ailleurs les références, car j'ai un léger doute) n'a pas pu aller jusqu'à accorder à ce concilium le pouvoir de décider à la place du pape ni de lever à la place du pape l'interdiction si solennelle du pape St Pie V. Son seul rôle est de faire des propositions qu'il appartient ensuite au pape d'approuver ou non. Or le texte de la Constitution apostolique Missale Romanum est on ne peut plus clair : de toutes les propositions du Concilium, le pape n'a approuvé que l'adjonction de 3 nouveaux canons et les nouvelles paroles de la consécration. Tout le reste est seulement présenté, mais non approuvé (et l'interdiction du pape St Pie V n'en est pas non plus levée).

Je ne parle pas latin, je ne peux donc admettre qu'il y a mauvaise traduction.

Eh bien puisque vous confessez votre incompétence, taisez-vous ! Ou alors, avant de parler prenez conseil de ceux qui sont compétents. Il m'étonnerait fort qu'un latiniste puisse prétendre que :

Ad extremum, ex iis quae hactenus de novo Missali Romano exposuimus, QUIDDAM nunc COGERE et EFFICERE placet.

ne doive pas se traduire par :

De tout ce que nous venons jusqu'ici d'exposer touchant le nouveau Missel Romain, il nous est agréable de TIRER maintenant, pour terminer, UNE CONCLUSION

Et encore moins qu'il puisse approuver la traduction frauduleuse des évêques français :

Pour terminer, Nous VOULONS donner FORCE DE LOI à TOUT ce que Nous avons exposé plus haut sur le nouveau Missel romain


L'intention du législateur se déduit du contexte de la loi, donc pas nécessairement dans des documents exclusivement juridiques, mais également dans tout acte magistériel susceptibles de nous renseigner.

Mais justement, il n'y a rien dans le texte de la loi qui permettre d'attribuer au législateur l'intention que vous lui prêtez. Et le contexte ne permet pas non plus d'en avoir une certitude. Pour retrouver cette soi-disant intention du législateur, il faut interpréter le contexte à la lumière de l'Opinion Publique manipulée par la grande presse écrite et audio visuelle. Or, pour ma part, je ne reconnais que le magistère de l'Eglise et je récuse ce magistère de l'opinion publique et de la grande presse que vous adulez tant au point de me faire le reproche de mon isolement.