Jean-Louis...
Athanasios D. -  2008-10-16 11:25:12

Jean-Louis...

... vous me faites penser à ceux qui concluent que le linceul de Turin est un faux grossier à cause des résultats du C-14, sans prendre en compte tout le reste. Si une loi demeure douteuse et obscure malgré le texte et le contexte (que vous ignorez déjà), on doit se reporter également au but et aux circonstances de la loi, et à l’intention du législateur (cf. références du CIC que je vous ai déjà données). Le texte que je cite a été publié dans l'Osservatore Romano des 24-25 mai 1976 et la traduction diffusée par la Salle de presse du Saint-Siège. Lisez au moins ce qu'on vous écrit. Cette intention ne survient pas 8 ans après. C'est du pur fantasme que de prêter à Paul VI des sentiments aussi contradictoires et volatiles. Les occurrences sont nombreuses. Dans son audience générale du 19 novembre 1969 (avant l'application de la réforme), il disait déjà:

Nous voulons attirer votre attention sur un prochain événement concernant l'Eglise catholique latine: l'introduction dans la liturgie du nouveau rite de la messe, qui sera obligatoire dans les diocèses d'Italie à partir du premier dimanche de l'Avent, 30 novembre. (...) Comment un tel changement est-il possible? Réponse: de par la volonté expresse du récent Concile (...) Cette réforme imminente répond donc à un mandat officiel de l'Eglise; elle est un acte d'obéissance; elle montre que l'Eglise est cohérente avec elle-même; c'est un pas en avant dans la ligne de sa tradition authentique; c'est une preuve de fidélité et de vitalité qui requiert de nous tous une prompte adhésion. Ce n'est pas décision arbitraire; ce n'est pas une expérience temporaire ou facultative; ce n'est pas une improvisation due à un quelconque dilettante. C'est une loi élaborée par d'éminents liturgistes après de longues discussions et de longues études.

Et le 26 novembre suivant:

Comme nous le disions la dernière fois, nous devrons bien voir les motifs pour lesquels ce grave changement a été introduit: l'obéissance au Concile, laquelle devient maintenant obéissance aux évêques, qui interprètent et exécutent ses prescriptions. Ce premier motif n'est pas simplement canonique, en ce sens qu'il n'y aurait là qu'un précepte extérieur; il est lié au charisme de l'action liturgique, c'est-à-dire au pouvoir et à l'efficacité de la prière de l'Eglise, laquelle trouve son expression la plus autorisée dans l'évêque, et donc dans les prêtres qui le secondent dans son ministère et, comme lui, agissent « au nom du Christ » (cf. S. Ign. Ad Eph., 4).

Ath