Vos citations n'ont aucune valeur !
jl d'André -  2008-10-15 13:46:59

Vos citations n'ont aucune valeur !

L'important n'est pas ce qui est publié aujourd'hui par la Salle de Presse du Saint-Siège et attribué frauduleusement à Paul VI qui est mort depuis 30 ans. L'important est ce qui avait été publié à l'époque et qui avait été approuvé et signé par Paul VI. Voici donc le texte latin de cette phrase telle qu'elle a été explicitement approuvée par Paul VI qui l'a signé :

Ad extremum, ex iis quae hactenus de novo Missali Romano exposuimus, QUIDDAM nunc COGERE et EFFICERE placet.

Et en voici la traduction anglaise, telle qu'elle avait été publiée à l'époque :

After what we have presented concerning the new Roman Missal, we wish in conclusion to insist on one point in particular and to make it have its effect.

Et excusez-moi de n'avoir pas pris le temps de vérifier les traductions allemandes et italiennes de l'époque. Je sais bien que vous éprouvez un malin plaisir à réécrire l'histoire. Malheureusement pour vous, il reste beaucoup de témoins encore vivants de cette époque et qui n'ont pas oublié les textes de l'époque et en ont même gardé des traces écrites. J'ai la prétention d'être l'un d'eux. Je me souviens parfaitement que plusieurs journaux de l'époque ont souligné combien la traduction française de cette phrase faisait dire au pape tout autre chose que ce qu'il disait réellement. Les évêques français, à l'époque n'ont nullement contesté le fait, mais ils ont seulement prétendu avoir traduit directement un brouillon en italien que le pape aurait ensuite mal traduit en latin, mais qui exprimerait la véritable intention du pape. Cet argument, comme n'ont pas manqué de le rétorquer tous ceux qui avaient souligner la falsification de la traduction, n'a aucune valeur. Un brouillon reste un brouillon et c'est le seul texte latin que le pape a approuvé et signé. Et si Paul VI dans la version définitive a corrigé le brouillon que lui avait proposé Bugnini, c'est tout à son honneur. Mais je ne retiendrais de toute cette polémique de l'époque que le fait que les évêque français ont bien reconnu avoir falsifié la traduction de la constitution apostolique Missale Romanum afin de lui attribuer abusivement bien plus d'autorité qu'elle ne prétendait en avoir.