Responsabilité de la hiérarchie
Vianney -  2008-10-11 15:18:27

Responsabilité de la hiérarchie

Vous affirmez :

Cet épiscopat que vous accusez d'avoir organisé la perte de la Foi de beaucoup de nos concitoyens, ce même épiscopat rappelle régulièrement et clairement notre foi de toujours (à la suite de son chef, le pape).

Mais le cardinal Ratzinger lui-même, s’adressant à la conférence épiscopale chilienne au lendemain des sacres de Mgr Lefebvre (13.7.88), faisait un autre constat :

Le mythe de la dureté du Vatican face aux déviations progressistes s’est révélé être une vaine élucubration. Jusqu’à aujourd’hui, on n’a essentiellement fait que des admonitions et en aucun cas on n’a prononcé des peines canoniques au sens propre.

Pourtant, le nouveau Code de droit canon prévoit bien des sanctions, qui peuvent aller jusqu’à l’excommunication latae sententiae (canon 1364). Mais c’est encore un héritage de Vatican II : « on ne condamne plus ». Ou plus exactement, de l’avis du Cardinal, on ne condamne que ceux qui remettent Vatican II en question :

On ne tolère aucune critique des choix opérés depuis le Concile : cependant, là où sont en jeu les anciennes règles ou les grandes vérités de la foi — par exemple la virginité corporelle de Marie, la résurrection corporelle de Jésus, l’immortalité de l’âme, etc. — on ne réagit pas ou bien on le fait avec une modération extrême. J’ai pu constater moi-même lorsque j’étais professeur qu’un évêque qui avant le Concile avait renvoyé un professeur irréprochable à cause de son parler un peu rustique a été après le Concile dans l’incapacité d’éloigner un enseignant qui niait ouvertement des vérités fondamentales de la foi. Tout cela conduit beaucoup de gens à se demander si l’Eglise d’aujourd’hui est réellement celle d’hier ou si on l’a changée pour une autre sans les avertir (...)

N'oubliez que c’est le Préfet de la Congrégation de la Doctrine de la Foi qui faisait ce constat. Mais lui qui semble déplorer qu'on ne réagisse pas, ou seulement avec une modération extrême, au flot d'hérésies, qu’a-t-il fait pour y remédier ? Il est constamment resté prisonnier de cette aversion pour les condamnations qui, depuis la réforme de Paul VI, réduit l’ex-Saint-Office à une « fonction purement didactique » suivant le mot de Romano Amerio. Or, pour maintenir la vérité, il faut non seulement reprendre l’erreur en la réfutant publiquement, mais encore écarter de leur poste ceux qui la diffusent. On a rappelé ici encore tout récemment comment l’épiscopat français actuel tolère la négation de la résurrection de la chair et de l’enseignement d’Humanae Vitae par le vicaire général de la Mission de France. V.