Par Notre présente constitution, qui est valable à perpétuité, Nous avons décidé et Nous ordonnons, sous peine de Notre malédiction, que pour toutes les autres églises précitées l’usage de leurs missels propres soit retiré et absolument et totalement rejeté, et que jamais rien ne soit ajouté, retranché ou modifié à Notre missel, que nous venons d’éditer. ... Qu’absolument personne, donc, ne puisse déroger à cette page qui exprime Notre permission, Notre décision, Notre ordonnance, Notre commandement, Notre précepte, Notre concession, Notre indult, Notre déclaration, Notre décret et Notre interdiction, ou n’ose témérairement aller à l’encontre de ses dispositions. Si cependant quelqu’un se permettait une telle altération, qu’il sache qu’il encourrait l’indignation de Dieu tout-puissant et de ses bienheureux apôtres Pierre et Paul.
Cette interdiction n'a été que très partiellement levée par le pape Paul VI dans la constitution apostolique Missale Romanum :Nous avons décidé d'ajouter trois nouveaux canons à cette prière. Toutefois, pour des raisons d'ordre pastoral, et afin de faciliter la concélébration, Nous avons voulu que les paroles du Seigneur soient identiques dans chaque formulaire du canon. ... Nous voulons que ce que Nous avons établi et prescrit soit tenu pour ferme et efficace, maintenant et à l'avenir, nonobstant, si c'est nécessaire, les Constitutions et Ordonnances apostoliques données par nos Prédécesseurs
Or ce qu'il a établi et prescrit, c'est exclusivement les 3 nouveaux canons et les paroles du seigneur dans chaque formulaire du canon. Tout le reste tombe toujours sous le coup de la malédiction du pape St Pie V, de l'indignation du Dieu tout puissant et de ses bienheureux apôtres Pierre et Paul. Car hormis cette exception prescrite par Paul VI, la bulle Quo Primum n'a jamais été abrogée. Voilà ce que croit l'Eglise. Le reste ne sont que des abus !