ceux qui s'appellent eux mêmes l'Eglise conciliaire et qui sont des hommes d'église en ce qu'ils s'écartent justement de ce qu'enseigne l'Eglise.
En gros, toute la hiérarchie ecclésiastique avec le pape à sa tête. Faut-il rappeler que là où est Pierre, là est l'Eglise ? Et si tous ensemble ils enseignent un droit naturel (à en croire Mgr Lefebvre) à la liberté religieuse, ce n'est pas l'absence supposée de condamnation de Mgr Lefebvre sur ce point qui modifie le statut de cette doctrine. Absence supposée. Mgr Lefebvre était déjà suspendu en 1978. La condition pour que cette censure soit levée était qu'il déclare publiquement adhérer franchement au concile œcuménique Vatican II et à tous ses textes — sensu obvia —, qui ont été adoptés par les pères du Concile, approuvés et promulgués par l'autorité du pape. Car une telle adhésion a toujours été la règle, dans l’Église, depuis les origines, en ce qui concerne les conciles œcuméniques (cf. 3. a.). On voit mal comment, en 1978, le Saint-Siège aurait pu sanctionner ce qui était déjà réprouvé explicitement, à savoir le refus d'adhérer à un texte du concile oecuménique Vatican II. Qu'on proteste que le Saint-Siège ne réponde pas sur le champ à une énième critique virulante de DH n'annule pas l'adhésion qui lui est dû. Par ailleurs, en 1988, il fut à nouveau demandé à Mgr Lefebvre d'accepter la doctrine de LG 25 sur le Magistère ecclésiastique et l'adhésion qui lui est due, par voie de conséquence d'adhérer à un enseignement (doctrinal qui plus est) comme celui de DH 2. Tout ceci indique à l'évidence que vos protestations sont sans valeur. Ath