les invraisemblables faiblesses
Luc Perrin -  2008-09-09 10:34:26

les invraisemblables faiblesses

c'est du Novus Ordo Missae qu'il s'agit, pas des faiblesses théologiques de ceux qui le critiquent : je crois cher JacqHou que vous n'aviez pas mis vos lunettes en lisant la citation. La lettre Arinze de 2006, que j'ai évoquée à plusieurs reprises, est un premier minuscule - et ne portant que sur les traductions - début de réponse de Rome au voeu de révision radicale exprimé par celui qui fut un des "fabricants" de ce missel "avorton", pour citer le bon Père. Le P. Bouyer a usé néanmoins de ce missel, comme saint JoseMaria Escriva de Balaguer au début avant que pour ce dernier "les invraisemblables faiblesses" lui causent trop de souffrance spirituelle et qu'il reçoive un indult pour revenir à la Forme extraordinaire. De même que saint Padre Pio : deux saints qui auront souffert de la réforme liturgique, le cas n'est pas banal. Quant à l'équilibre, ma remarque était tout à la fois factuelle et ... ironique. - Factuelle : le P. Bouyer observe qu'il y a dans cet échec prévisible de par le procédé retenu - J. Ratzinger a repris texto cette critique - néanmoins des acquis, des "perles égarées". Il ne repousse pas tout d'un bloc. - Ironique car la charge est lourde, venant d'un des auteurs du missel, et montre qu'on peut être dans l'Eglise, pas schismatique, pas excommunié, pas suspendu a divinis, pas frappé d'interdit, profondément romain, approuver Vatican II, être une référence théologique pour aujourd'hui, avoir été admiré par toute une génération (J-M. Lustiger, J. Ratzinger, le club Communio etc.) ... et dire la vérité sur le désastre liturgique. A la manière dont le Bienheureux Rosmini dénonçait les plaies de l'Eglise, selon lui, ou comme Savonarole tempêtait contre la corruption des hommes d'Eglise de son temps. Le P. Bouyer, c'est un peu le Savonarole du missel de 1969 : à des années lumière du discours dominant d'auto-satisfaction de l'Eglise de France. Je comprends que sa voix d'outre-tombe continue à déranger et à tourmenter. Vous connaissez la chanson de Brassens : "il a dit la vérité, il doit être...".