Avec cette réponse aux dubia, on peut considérer que le texte de 1978 a reçu sa réponse. Il ne vous a pas échappé que le sujet attaqué était le même.
Non le texte de 1978 n'a toujours pas reçu sa réponse et si le sujet attaqué était le même, il n'était absolument pas vu sous le même rapport. En 1978, Mgr Lefebvre était l'accusé, alors que dans les dubia de 1985 il est l'accusateur. En 1978, il s'agit de savoir si Mgr Lefebvre avait le droit de rejeter certains enseignements non infaillible de Vatican II (en l'occurrence la liberté religieuse). En 1985, il s'agit de savoir si nous avons le devoir de rejeter ces mêmes enseignements. La position du magistère à la lumière de sa non réponse au texte de 1978 et de sa réponse à celui de 1985 est qu'il s'agit là d'une option libre : on peut rejeter Dignitatis Humanae sans pour autant cesser d'être un fils dévoué de l'Église, mais on n'en est pas pour autant obligé de le faire, c'est une option libre. La réponse relativement rapide de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi aux Dubia de 1985 n'en souligne que davantage son absence de réponse à l'argumentation de 1978. Le procès de Mgr Lefebvre ouvert par ses injustes condamnations de 1975 et 1976 est toujours en cours. Il n'a jamais été condamné pour son rejet de Dignitatis Humanae, mais vous plus fort que la Congrégation pour la Doctrine de la Foi et plus fort que le magistère de l'Église, vous me condamnez, moi, parce que je rejette cette même déclaration Dignitatis Humanae. Enfin ce que j'énonce là (concernant la non obligation de rejeter Dignitatus Humanae), c'est évidement sous réserve que soit produit le texte de la réponse aux dubia de Mgr Lefebvre que selon toutes apparences, ni Mgr Lefebvre, ni la Congrégation pour la doctrine de la Foi n'ont jugé bon de publier.