jl d'André - 2008-09-04 13:03:57
Il y a une marge
Je ne conteste pas ce qu'a écrit Savonarole à l'empereur, ni bien sûr, les traductions du cardinal Journet ou du Père Hurtaud.
Savonarole cherche à convaincre l'empereur de réunir un concile pour juger le pape. Il faut donc faire la part de l'exagération que comporte ce genre de polémique.
Alors, bien sûr, ce n'est pas bien d'ainsi exagérer les défauts d'autrui pour obtenir une décision contre lui, surtout lorsqu'il s'agit du pape. Mais cette opinion que semble ainsi professer Savonarole, il ne l'a jamais enseigné et surtout il ne l'a jamais mise en pratique : Devant le tribunal de l'inquisition qui devait pourtant le condamner à mort, il n'a pas contesté l'autorité ni la compétence de ce tribunal parce que le pape ne serait pas pape.
La phrase « cet homme n'est pas chrétien, il ne croit même plus qu'il y ait un Dieu, il passe les dernières limites de l'infidélité et de l'impiété. » relève de l'insulte, au même titre que lorsqu'Athanasios D me traite de protestant.
Bref, de tous ces textes, on pourrait conclure que Savonarole avait des tendances sédévacantistes, des tentations sedevacantistes, mais en aucune manière qu'il soit effectivement sedevacantiste.
Et les sedevacantistes qui se réclament de son autorité feraient mieux d'imiter sa modération (en la matière).