C'est là qu'est le mensonge !
jl d'André -  2008-09-03 13:48:55

C'est là qu'est le mensonge !


Je ne vous reproche pas vos distinctions, mais que vous en fassiez la mesure dominante de tous les problèmes d'autorité.

Je n'ai jamais fait une telle chose et vous le savez fort bien. Chaque fois que j'ai pu émettre une réticence sur un acte pouvant éventuellement être attribué au magistère, j'ai toujours dit pourquoi et avec une argumentation qui me paraissait fondée, ou du moins à laquelle vous n'aviez rien su répliquer. Et c'est précisément parce que vous ne saviez rien répliquer à mon argumentation que vous avez inventé cette légende que je m'érigerais en juge du magistère. Insulter son interlocuteur en lui prêtant des idées qu'il n'a jamais exprimé est plus facile que de répondre aux objections concrètes qu'il a porté contre tel acte précis. Mais ce n'est guère élégant. Heureux d'apprendre qu'à la place de la Ste Vierge ou de St Jean, vous auriez fait comme eux, mais qu'auriez-vous fait à la place des bourreaux ? Vous auriez obéi ? Moi, à la place des bourreaux de Savonarole, avec la grâce de Dieu, j'aurais refusé d'obéir, et affronté les conséquences d'une telle désobéissance. Car en dépit de l'autorité du magistère pontifical qui l'avait condamné, Savonarole était innocent (du moins du crime dont on l'accusait) et participer à son exécution était un assassinat. Le fait d'en avoir reçu l'ordre du pape n'était qu'une circonstance atténuante qui n'exonère jamais totalement du crime commis. Mais, pour agir ainsi encore faut-il admettre qu'il est des cas (certes, exceptionnels) où l'on peut et même l'on doit refuser d'obéir, fut-ce au magistère. Il ne me semblait pas vous l'admettiez, Puisque quand je prétendais, moi, être dans ce cas et que j'expliquais pourquoi, vous refusiez même d'en discuter, récusant par principe qu'on puisse jamais désobéir et m'accusant de tous les noms parce que je prétendais le contraire. Mais je constate que vous vous gardez bien de répondre à la question posée. Si je vous fait un procès d'intention en supposant que vous pourriez répondre "Oui", dites nous donc enfin votre réponse.