14 - Au milieu donc d'un telle perversité d'opinions corrompues, Nous souvenant de Notre charge Apostolique, dans notre plus vive sollicitude pour notre très sainte religion, pour la saine doctrine, et pour le salut des âmes à Nous confiées par Dieu" et pour le bien de la société humaine elle-même, Nous avons jugé bon d'élever à nouveau Notre Voix Apostolique. En conséquence, toutes et chacune des opinions déréglées et des doctrines rappelées en détail dans ces Lettres, Nous les réprouvons, proscrivons et condamnons de Notre Autorité Apostolique ; et Nous voulons et ordonnons que tous les fils de l'Église catholique les tiennent absolument pour réprouvées, proscrites et condamnées.
Maintenant pour Dignitatis Humanae on n'a par voulu prononcer de définition infaillible et on nous dit pourquoi : ce concile est pastoral et non doctrinal et c'est pourquoi il a évité de prononcer des définition infaillibles qui obligeraient les fidèles. Quelles sont donc ces raisons pastorales qui pouvaient justifier ainsi une déclaration aussi contraire à la doctrine de l'Eglise ? Il n'en a jamais été fait mystère ! Le ralliement apparent de l'Eglise catholique à la liberté religieuse devait entraîner le ralliement à cette même liberté religieuse de tous les pays totalitaires qui opprimaient l'Eglise. Cela a peut-être effectivement entraîné l'effondrement du communisme en Union Soviétique (mais le communisme s'est peut-être sabordé parce qu'il était devenu inutile, tous ses buts anti-catholique ayant été atteints par le ralliement apparent de l'Eglise à la Liberté religieuse). Mais dans les pays d'Islam l'effet fut tout le contraire, les musulmans voyant avec juste raison dans cette capitulation la confirmation de la justesse de leur propres croyances et ils ont au contraire intensifié leurs persécutions. Alors, maintenant que les faits ont montré qu'il n'y avait plus rien à attendre de cette mascarade, peut-être serait-il opportun de revenir aux pratiques pastorales antérieures. C'est du moins ce que nous sommes en droit de demander au magistère de l'Eglise.