Vous défendiez le Christ-Roi de la Parousie. J'ai tenté de vous montrer que Jésus lui-même en avait repousser l'échéance.
Où ai-je parlé de la parousie ? Le règne du christ doit s'exercer dès maintenant, non directement bien sûr, ce ne sera le cas qu'à la parousie, mais par l'intermédiaire des autorités civiles et religieuses. Au pouvoir politique le devoir de diriger l'État conformément à la loi de Dieu qui lui est rappelée par le magistère de l'Eglise. Et quelle est donc cette loi de Dieu ? Le bienheureux Pie IX fait appel à son infaillibilité personnelle pour nous le rappeler dans son encyclique Quanta Cura :Ces opinions trompeuses et perverses sont d'autant plus détestables qu'elles visent principalement à entraver et renverser cette puissance de salut que l'Église catholique, en vertu de la mission et du mandat reçu de son divin Auteur, doit exercer librement jusqu'à la consommation des siècles, non moins à l'égard des individus que des nations, des peuples et de leurs chefs. Elles cherchent à faire disparaître cette mutuelle alliance et cette concorde entre le Sacerdoce et l'Empire, qui s'est toujours avérée propice et salutaire à la Religion et à la société (1). (1) Grégoire XVI, Encyclique Mirari Vos du 15 août 1832. 5 - Et de fait, vous le savez parfaitement, Vénérables Frères, il s'en trouve beaucoup aujourd'hui pour appliquer à la société civile le principe impie et absurde du " naturalisme ", comme ils l'appellent, et pour oser enseigner que " le meilleur régime politique et le progrès de la vie civile exigent absolument que la société humaine soit constituée et gouvernée sans plus tenir compte de la Religion que si elle n'existait pas, ou du moins sans faire aucune différence entre la vraie et les fausses religions ". Et contre la doctrine de la Sainte Écriture, de l'Église et des saints Pères, ils affirment sans hésitation que : " la meilleure condition de la société est celle où on ne reconnaît pas au pouvoir le devoir de réprimer par des peines légales les violations de la loi catholique, si ce n'est dans la mesure où la tranquillité publique le demande ". À partir de cette idée tout à fait fausse du gouvernement des sociétés, ils ne craignent pas de soutenir cette opinion erronée, funeste au maximum pour l'Église catholique et le salut des âmes, que Notre Prédécesseur Grégoire XVI, d'heureuse mémoire, qualifiait de " délire " (2) : " La liberté de conscience et des cultes est un droit propre à chaque homme. Ce droit doit être proclamé et garanti par la loi dans toute société bien organisée. Les citoyens ont droit à l'entière liberté de manifester hautement et publiquement leurs opinions quelles qu'elles soient, par les moyens de la parole, de l'imprimé ou tout autre méthode sans que l'autorité civile ni ecclésiastique puisse lui imposer une limite ". Or, en donnant pour certitudes des opinions hasardeuses, ils ne pensent ni ne se rendent compte qu'ils prêchent " la liberté de perdition " (3), et que " s'il est permis à toutes les convictions humaines de décider de tout librement, il n'en manquera jamais pour oser résister à la vérité et faire confiance au verbiage d'une sagesse toute humaine. On sait cependant combien la foi et la sagesse chrétienne doivent éviter cette vanité si dommageable, selon l'enseignement même de Notre Seigneur Jésus-Christ " (4). (2) Grégoire XVI. Encyclique Mirari Vos du 15 août 1832. (3) Saint Augustin, Lettre 105. (4) Saint Léon, Lettre 164.
Ce texte me parait on ne peut plus clair et condamne Dignitatis Humanae qui, elle, n'a rien d'infaillible.Ne pouvant me contredire, vous revenez à votre prétendu lien (de conséquences) entre les FARC et Vatican II. Il ne s'agit pas de faits, mais de VOTRE interprétation des faits.
Alors là, pas du tout ou alors, il faudrait que vous me l'expliquiez ! Est-ce que Dignitatis Humanae ne demande pas que nul ne soit empêché d'agir conformément à sa religion même en public et même si sa religion est fausse. Et est-ce que la modification de la constitution de la Colombie n'a pas consisté justement à accorder ce "droit" exorbitant aux sectateurs des fausses religions. Alors on peut bien sûr penser que c'est une pure coïncidence, mais ce n'est pas ce qui ressort des débats au parlement de Colombie ayant précédé cette modification et ce n'est pas non plus ce qu'a déclaré Mgr Lefebvre au nonce de Berne qui l'a confirmé.A mes yeux, il s'agit d'un concile de la sainte Église, et comme tel, inspiré par Dieu.
Pas du tout ! Il y a eu dans l'histoire bien des conciles qui n'étaient pas inspirés de Dieu. Nous avons la chance que Vatican II soit arrivé après Vatican I. Et Vatican I a justement défini les conditions pour que l'on soit certain de cette inspiration divine et aucune de ces condition n'a été remplie par Vatican II. Or cela ne fut pas fortuit, mais délibérément voulu. Mgr Lefebvre, à la tête d'un groupe de plus de 200 évêques, a insisté avec acharnement pour que le concile engage l'infaillibilité au moins sur les points les plus importants que sont la liberté religieuse, l'oecuménisme et la collégialité. Ayant une grande foi en l'Eglise il savait trop bien que ces textes en auraient été alors bien différents de ce qu'ils furent, mais conformes à la doctrine catholique. Les autres s'y sont opposée, justement parce qu'ils voulaient pouvoir s'écarter de l'enseignement de l'Eglise. Comment dire après cela que le concile a été inspiré alors qu'on a justement fait en sorte qu'il ne le soit pas.