1) Jésus a clairement refusé une royauté terrestre
On est d'accord.2) Jésus ne prend aucune initiative en ce sens Objection classique qui est le sujet du chapitre suivant de "Pour Qu'il Règne". Mais c'est tout le livre qu'il faudrait citer tant il fourmille d'enseignements précieux pour notre combat de laïcs catholiques. Disons, pour résumer, que l'Eglise distingue les deux pouvoirs, "les deux glaives" spirituels et temporels. Ces deux pouvoirs sont distinct, sans confusion ni opposition. Et dans l'ordre doctrinal, le pouvoir temporel est soumis au pouvoir spirituel. L'Église, dans son magistère de Vérité, enseigne les règles et principes que doit observer le l'État dans son gouvernement, mais n'a pas à gouverner à sa place, ce serait un totalitarisme insupportable totalement contraire à la doctrine catholique. Jésus-Christ souverain chef spirituel enseigne donc aux Rois ce qu'ils doivent faire (leur rappelant que c'est de lui qu'ils tiennent leur pouvoir), mais se garde bien de le faire à leur place.
Nous sommes d'accord. Le Christ est le roi. Les gouvernants agissent suivant leur (manque de) conscience.3) Rome n'a pas été conquise Certes, pas directement, mais il y a eu quand même une rude bataille, la Bataille du pont Milvius par laquelle Constantin s'ouvrit les portes de Rome. Ne doutant pas qu'il n'avait obtenu la victoire que grâce au labarum qu'il avait fait porter sur ses étendards Constantin, par l'Édit de Milan rendit l'empire chrétien. Il ne devait se convertir personnellement lui-même que juste avant de mourir.
Pour atteindre/conserver son pouvoir, Constantin a tué 17 personnes de sa famille. On ne peut pas dire que ce soit le fait d'un prince chrétien, qu'il n'était d'ailleurs pas, comme vous le rappelez vous-même. Que Dieu l'ait utilisé, c'est un fait (IHSV). Encore une fois, nous sommes bien d'accord. Il n'a pas agit par soumission à un quelconque pouvoir spirituel de l'époque. Rien de nouveau sous le soleil... Bonne nuit, Griffon.