Un État moderne ne peut pas faire de l’athéisme ou de la religion un de ses fondements politiques. L’État, loin de tout fanatisme ou sécularisme extrémiste, doit promouvoir un climat social serein et une législation appropriée qui permette à chaque personne et à chaque confession religieuse de vivre librement sa foi, de l’exprimer dans les domaines de la vie publique et de compter sur des moyens et des lieux suffisants pour apporter les richesses spirituelles, morales et civiles à la vie du pays. Jean-Paul II, Homélie à La Havane, 25 janvier 1998 (D.C. n° 2177, pages 230-231).
Si les mots ont un sens, l'État idéal de Jean-Paul II ne doit pas être catholique (l'État du Vatican mis à part, et encore, ce n'est écrit nulle part qu'il doive le rester). Et à propos des prophéties disant que Rome perdra la foi, je vous accorde qu'elles ne sont pas dans l'Évangile, mais il s'y trouve quand même cette question de Jésus : « Quand je reviendrai, y aura-t-il encore la foi sur la terre ? » (Lc XVIII, 8). Le prophète Daniel (Dan. XII, 11) annonce également que le sacrifice perpétuel sera aboli au temps de l'Antéchrist. Sans parler du risque évoqué par le Christ (Mt XXIV, 24), pour les élus eux-mêmes, d'être trompés par les faux prophètes : comment ce risque serait-il possible, pour des personnes fidèles à l'Église, si le Magistère était encore à cette époque en mesure de les guider infailliblement ? Objections que je crois avoir déjà mentionnées dans d'autres interventions... mais bon, puisque vous posez sans cesse les mêmes questions, cher JacqHou, je vous donne les mêmes réponses, désolé... Udp, V.