A lire à ce sujet...
Vianney -  2008-08-04 08:52:17

A lire à ce sujet...

...l'accord de Metz (1962) entre le Vatican, représenté par le cardinal Tisserant, et, en la personne de Mgr Nicodème, l'Église orthodoxe russe dominée par le parti communiste d'U.R.S.S. Jean Madiran en avait parlé dans le n° 280 (février 1984) de la revue Itinéraires. Mgr Georges Roche, longtemps familier du cardinal, confirmait l'essentiel des propos de Madiran dans une lettre publiée dans le n° 285 :

Mais je puis vous assurer, Monsieur le Directeur, que la décision d’inviter les observateurs orthodoxes russes au concile Vatican II a été prise personnellement par sa sainteté le pape Jean XXIII avec les encouragements évidents du cardinal Montini, qui fut le conseiller du patriarche de Venise au temps où il était lui-même archevêque de Milan. Bien mieux c’est encore le cardinal Montini qui dirigea secrètement la politique de la secrétairerie d’Etat pendant la première session du concile, du poste clandestin que le pape lui avait aménagé dans la fameuse Tour Saint-Jean, dans l’enceinte même de la Cité du Vatican. Le cardinal Tisserant a reçu des ordres formels, tant pour négocier l’accord que pour en surveiller pendant le concile l’exacte exécution. C’est ainsi que chaque fois qu’un évêque voulait aborder la question du communisme le cardinal, de la table du conseil de présidence, intervenait pour rappeler la consigne du silence voulue par le pape.

Madiran fait cependant remarquer en note :

Il n’a jamais été fait état ouvertement, pendant le concile, d’une « consigne de silence voulue par le pape ». Cette consigne s’est imposée en fait par divers moyens obliques et diverses fourberies.

Mais le fait est là, énorme, que vous rappelez opportunément, cher Fioretti : à aucun moment, Vatican II n'a condamné explicitement le communisme, pourtant responsable d'une des plus grandes hécatombes de l'histoire de l'humanité. V.