plutôt confirmation des mes inquiétudes
Luc Perrin -  2008-07-01 12:33:19

plutôt confirmation des mes inquiétudes

cher Thomas, Si vous mettez votre main sur les plaies de l'Église, spécialement celle qui est en France, vous les trouverez toujours aussi saignantes et purulentes qu'il y a 3 ans, malgré l'excellent motu proprio de juillet 2007 dont les effets curatifs ne pourront être que partiels et à long terme. Si vous relisez les extraits cités de l'abbé Barthe, ci-dessus, vous y verrez, non une "réponse" à mon inquiétude mais une confirmation de celle-ci et un début d'explication technique. Il reste 2 choses auxquelles les extraits, mais peut-être est-ce dans ce livre ?, ne répondent pas et qu'ils n'expliquent pas entièrement : - pourquoi les nominations divergent-elles sensiblement aux USA et en Australie d'un côté, en Europe de l'Ouest - et encore pas partout ex. le choix audacieux de Mgr Bagnasco - et au Brésil d'un autre côté ? Même pape qui ultimement appose sa signature ne l'oublions jamais, même cardinal Re, même cardinal Bertone pourtant, parfois mêmes nonces qu'auparavant ? Vérité outre-atlantique, erreur en deçà ? - pourquoi, même en France, les deux exemples cités de nominations qui sortent du profil des "années de plomb" (j'ajouterai aussi du profil "recentrés pusillanimes" sous Jean-Paul II, beaucoup plus nombreux, l'adjectif ruinant l'efficacité et l'espoir nés du susbtantif) ? Quand on peut sortir d'un moule deux fois, pourquoi ne pas en sortir plus souvent, même si des équilibres s'imposent et des contraintes existent ? Enfin, notons que dans le passé, Rome a cassé les moules à cuire Nos Seigneurs les futurs Evêques à plusieurs reprises : saint Pie X en 1906, Pie XI avec la nonciature Maglione, Paul VI à l'échelle du monde pour les années d'immédiat après Vatican II, Jean-Paul II dans les premières années de son pontificat. Rester soigneusement dans le moule, quitte à y introduire chaque année bisextile un ingrédient hors norme, est donc bel et bien un choix assumé, pour certains pays et pour le moment, par le Souverain Pontife régnant. Je ne pense pas que l'abbé Barthe applaudisse ce statu quo ... pas plus que moi. Expliquer le mécanisme de l'immobilisme ne permet pas de comprendre pourquoi on ne réforme pas ce mécanisme, alors même qu'on est hautement conscient des conséquences nuisibles à court et long terme qui en résultent. ps. je n'ai jamais confondu la stagnation française et la politique beaucoup plus ferme, à quelques notables exceptions près, suivie pour l'épiscopat américain. C'est précisément une des raisons de s'étonner de ladite stagnation.