Certains théologiens qui adoptent une terminologie relativement moderne, regardent les Églises orientales comme étant en vérité schismatiques et hérétiques. « Cependant, ajoutent-ils, en pratique, de peur de blesser les fidèles de ces Églises, et en vue de faciliter leur accès à la véritable Église, on pourra, sans détriment de la vérité, user des appellations plus bénignes d'Églises dissidentes, d'Églises séparées (Martin JUGIE, Theologia dogmatica christianorum orientalium ab Ecclesia dissidentium, Paris, 1926, t. 1, p. 20.).» Au contraire, si l'on demeure fidèle à la terminologie de saint Thomas, on se refusera absolument, non plus seulement pour des raisons prudentielles, mais pour des raisons doctrinales, à qualifier aujourd'hui les Églises orientales non catholiques, et semblablement les Églises protestantes, d'Églises hérétiques ou d'Églises schismatiques. Le seul mot qui paraîtra théologiquement exact sera celui d'Églises dissidentes, ou d'Églises séparées, ou plus généralement d'Églises non catholiques.
Ath