Votre argumentation ...
Ion -  2008-04-08 13:45:37

Votre argumentation ...

... repose essentiellement, cher NM, sur le fait que QC vise expréssément la thèse de Montalembert. Or Montalembert n'est pas cité par Pie IX. Vous permettrez donc que l'on en reste au texte lui-même de l'encyclique. Et même si le Pape avait l'intention de viser la thèse de Montalembert, il ne l'a pas fait explicitement, aidé sans doute par l'Esprit Saint qui Lui, connaissait la saine doctrine qui un jour allait être reprise dans DH. Restons-en donc aux termes eux-mêmes, c'est la seule chose qu'il nous est demandé d'accepter. Or, les termes de QC nous disent seulement que la proposition "la meilleure condition de la société est celle où l'on ne reconnaît pas au gouvernement ..." est une idée fausse du gouvernement des sociétés. Soit, prenons acte. Si ce n'est pas la meilleure condition, c'est qu'il y en a une meilleure. Laquelle ? Et c'est là que DH nous en donne donne désormais la réponse, peut-être encore incomplète (d'autres textes Magistériaux peuvent suivre), mais certainement beaucoup plus claire, car non exprimée par la négative. DH ne dit pas, de manière alambiquée, que telle affirmation n'est pas correcte, DH affirme clairement que "qu'en matière religieuse nul ne soit forcé d'agir contre sa conscience, ni empêché d'agir, dans de justes limites" On ne peut, sauf à admettre que DH n'est pas d'Eglise (et on sort alors du registre de notre débat), ignorer l'éclairage de DH en la matière. On pourrait appliquer le même principe à d'autres affirmations, par exemple, celles contenues dans le Syllabus. Cette manière un peu alambiquée de proposer des affirmations, puis de les condamner, est-elle si efficace ? Je ne le pense pas. Car c'est toute l'affirmation, dans son ensemble, et avec toutes ses parties, qui est condamnée. Et il suffit dès lors que l'une des composantes de l'affirmation soit absente ... et l'affirmation n'est plus condamnable. Remarquable prudence de l'Eglise, après tout ! Grâce au dernier Concile et à son enseignement lumineux, on comprend mieux le pourquoi de cette prudence. C'est en cela que Vatican II est un "anti-Syllabus", dans la clarté de son enseignement par des affirmations positives, pas dans le fait qu'il y aurait contradiction insoluble. Bien à vous, Ion