Luc Perrin - 2008-02-11 22:27:55
toujours factuel
cher Athanasios,
En restant aux faits.
1. L'apport essentiel de Summorum Pontificum article 1 est de sortir entièrement de la problématique de l'indult. C'est bien là qu'est la distance considérable entre Paul VI et Benoît XVI. Et le problème interprétatif.
Rassurez-vous, depuis que j'ai soulevé le problème, je n'ai pas trouvé pour l'instant quiconque pour mettre en oeuvre une "herméneutique de la continuité" qui tienne debout.
2. L'argument soulevé par Thomas ne comble pas cette distance.
La constitution de 1969 parle en effet des prêtres âgés et incapables de dire le NOM mais uniquement pour des messes sine populo. D'autre part, une lecture stricte conduit à "l'obrogation". Le motu proprio de 2007 ne va aucunement dans le sens de l'obrogation. Pas plus déjà que celui de 1988.
L'indult dit d'Agatha Chritie date de 1971 et était limité à l'Angleterre-Pays de Galles : il est compatible avec l'obrogation mais pas avec Summorum Pontificum.
Tous les textes concordent : Paul VI entendait mettre en extinction forcée la Forme extraordinaire. La contradiction avec S.P. est patente.
3. l'obéissance "générale" ? Toute la question soulevée est de savoir ce que cela veut dire. Et nous retombons sur la vie de l'Eglise et la réalité.
Un rappel pour Thomas : l'histoire de l'Eglise est dite "maîtresse de vérité" par Jean XXIII et son étude est recommandée, dans un but spirituel aussi.
Le sujet de l'obéissance est vraiment très difficile.(je retourne à mon silence)