Pas d'angélisme
Thomas -  2008-02-11 16:02:35

Pas d'angélisme

Qui vous a dit que tout le monde était gentil ? Pas moi.

Ben on voit que vous n'avez pas eu à subir ce que ces arrogants de tradis ont subi pendant des années de la part des "gentils" autres et subissent toujours de la part de ces "gentils" évêques français.

Ce que je dis, c'est que si ces évêques sont évêques, ce pourrait aussi être dû à la désertion du terrain par les tradis qui, en validant les thèses de l'herméneutique de rupture, on laissé le champ libre à ceux qui la revendiquaient.

je peux vous dire que la haine venait bien d'"en face" et je parle bien de haine pas d'incompréhension.

J'en ai bien conscience. Je suis largement assez traditionnel et conservateur pour comprendre la haine des progressistes. Mais je dis qu'on ne peut pas pour autant « prédire » ce qui se serait passé si la vertu d'obéissance avait été plus répandue chez les tradis. Il ne me semble pas absurde de penser que, moins marginalisés et plus enclins à défendre Vatican II « à la lumière de la tradition », ils auraient, de l'intérieur, pu faire un barrage plus efficace (mais moins retentissant, peut-être) à l'herméneutique de rupture. Il ne me semble pas absurde de penser que les idées de défense de la tradition n'auraient pas nécessairement été aussi facilement diabolisée si elle avaient été moins radicales et notamment si elle n'avaient pas voulu mettre tout Vatican II au feu. Il me semble que la grande erreur des tradis a été d'admettre la thèse de leurs adversaires comme quoi Vatican II aurait tout changé. Combien d'abus qui ont suivi auraient pu trouver leur condamnation, pourtant, dans les propres textes du dernier concile ?! Il ne s'agit donc pas de dire que les tradis sont les seuls artisans de la situation catastrophique actuelle. Ce que je dis, cependant, c'est qu'il est présomptueux d'affirmer qu'ils ne pouvaient pas agir mieux qu'ils l'ont fait et qu'il l'est encore plus d'affirmer de manière certaine que leur désobéissance fut salutaire. Loin de moi l'idée de tomber dans l'angélisme et je sais très bien que ce n'était pas contre les anges qu'il fallait se battre (ou du moins, pas ceux qu'on a l'habitude d'appeler comme ça). Thomas