Alors certainement, encore une fois, c'est un arrachement. Est-ce qu'il faut l'accepter, ou pas? Ah oui! Quand on nous arrache quelque chose et que ça nous est demandé au nom de l'obéissance, pour un avenir qui nous reste caché, il faut dire oui, être content même de dire oui, être content même de sentir la souffrance. Je pense à un missionnaire qui quitte sa patrie qu'il ne reverra peut-être plus. Arrachement à tout ce qui faisait sa vie. Il veut donner tout, sans retour. Dans le psaume que je lisais ce matin dans le train, Dieu dit: « Pourquoi, quand vous avez un agneau aveugle, me l'offrez-vous en sacrifice? Est-ce que vous donneriez un agneau aveugle au chef de la tribu? Et vous osez me le présenter, à moi qui suis Dieu! » Vous le voyez: il faut donner de vraies choses. Alors, je ne dis pas qu'on ne souffre pas, non, non! Heureusement qu'on souffre, on a quelque chose à donner. (le Cardinal Journet au sujet du NOM)
Ath