La question est donc où sont les limites? Comment faisons nous la distinction?
Je pourrais vous dire d'abord qu'il y a le rite, objectivement. La suppression de l'Offertoire est un fait ; le rajout de prières eucharistiques ; l'abandon du ton intimatif ; etc... Et il y a aussi les textes eux-mêmes des Pontifes... Qui ne voit pas la différence entre : Dès le premier instant de Notre élévation au sommet de la Hiérarchie Apostolique, Nous avons tourné avec amour notre esprit et nos forces, et dirigé toutes nos pensées vers ce qui était de nature à conserver la pureté du culte de l'Eglise, et, avec l'aide de Dieu Lui-même(...)C'est pourquoi Nous avons estimé devoir confier cette charge à des savants choisis; et, de fait, ce sont eux qui, après avoir soigneusement rassemblé tous les manuscrits, non seulement les anciens de Notre Bibliothèque Vaticane, mais aussi d'autres recherchés de tous les côtés, corrigés et exempts d'altération, ainsi que les décisions des Anciens et les écrits d'auteurs estimés qui nous ont laissé des documents relatifs à l'organisation de ces mêmes rites, ont rétabli le Missel lui-même conformément à la règle antique et aux rites des Saints Pères.Quo Primum EtNous nous séparons du discours des siècles chrétiens; nous devenons comme des envahisseurs profanes dans les archives littéraire de l'expression sacrée. Nous perdrons une grande partie de cet élément prodigieux et incomparable, artistique et spirituel, le chant grégorien. Nous avons des raisons de regretter, presque des raisons d'être déconcertés. Que pouvons-nous mettre à la place de cette langue des anges? Nous abandonnons quelque chose d'inestimable.(...) En ce qui concerne le caractère obligatoire du rite : 1. Pour le texte latin : les prêtres qui célèbrent en latin, en privé, ou également en public dans les cas prévus par la loi, peuvent, jusqu’au 28 novembre 1971, utiliser soit le missel romain, soit le nouveau rite. S’ils prennent le missel romain, ils peuvent utiliser les trois nouvelles anaphores, ou le canon romain avec les modifications prévues dans le dernier texte (omission de certains saints, des conclusions, etc.). Ils peuvent dire dans la langue du peuple les lectures et la prière des fidèles. S’ils utilisent le nouveau rite, ils doivent suivre le texte officiel, avec les concessions ci-dessus indiquées pour la langue du peuple.
Audience du 22 novembre 1969 Amusant, n'est-il pas ? Paul VI lui-même fait la distinction entre le rite romain et le nouveau rite.