Justin votre argumentation laisse à désirer
Léopard de mer -  2007-11-29 11:19:53

Justin votre argumentation laisse à désirer

Depuis quelques jours maintenant, le forum est agité par de vives discutions au sujet de la légitimité du NOM. Fil après fil, ce sujet prend une tournure de joute entre un abbé émérite et un liseur non moins émérite. Les arguments proposés par l'une ou l'autre des partis sont tous d'une très grande qualité, et passionnent les liseurs. Cependant, un certain nombre d'attaques personnelle lancé à l'encontre des uns ou des autres sont proprement inadmissible (vous me direz que je suis bien mal placé pour faire remarquer cela, certes mais comme vous je suis pauvre et faible). Un certain nombre d'arguments sont proprements malhonnêtes, car tournés d'une manière à appuyer des suppositions pourtant sans fondement réel, et à en faire des vérités... Puis l'on change d'avis d'un post à l'autre sans problème. Je me place dans ce message à démontrer la faiblesse argumentaire de Justin, malgré un réel talent d'écrivain... Je ne prendrai pas position dans ce post, je m'attacherai à montrer les lacunes des argumentations. I Dans votre premier post cher Justin, vous dites

« la Liturgie est tout sauf administrative ou institutionnelle, qu’elle se transmet et se développe de manière organique et que personne ne peut s’arroger le droit de décider de son évolution »

Et puis dans le second:

« Je reconnais bien évidemment que les papes ont le droit et même le devoir d’intervenir dans la codification des rites, et même d’y apporter des modifications (même si le terme vous choque) »

Je suppose que vous allez me dire que évolution et modification sont des termes différents. Si c'est le cas, alors il faut être clair et non pas opposer deux phrases de la sorte, ce qui vous nuis plus qu'autre chose. En fait vous avez dès le début mis le doigt sur le problème de fond, La distinction entre abus, et simple modification organique... II

« Nulle autorité ne peut "fabriquer" une liturgie. Le pape lui-même n'est que l'humble serviteur de son développement homogène, de son intégrité et de la permanence de son identité." »

Voilà le point central, sur lequel tout votre raisonnement prend forme. Or cette citation est du cardinal Ratzinger, et n'a rien d'une vérité incontestable. Je pense que vous serez d'accord avec cela... Ainsi dans « voici quel est notre Dieu » le futur pape déclare: « Il faut considérer avec un grand respect l'apport des siècles et voir quels compléments sensés ou quels suppression sont nécessaires et possible » et plus loin: « (...)c'est le respect de la liturgie et du fait qu'on ne peut pas la manipuler. » La question est donc où sont les limites? Comment faisons nous la distinction? III

« Dans quasiment tous les textes de Josef Ratzinger, on retrouve la même idée : celle de la rupture liturgique. Et qui dit « rupture » en matière de liturgie dit : il n’y a pas de liturgie. »

Vous affirmez cela sans aucun problème, ce qui pour vous est vérité, ce n'est en fait qu'un jugement. Vous avez déjà ici porté la conclusion à la question qui va clore votre démonstration. Est ce honnête intellectuellement? Vous dites argumenter vos écrits, mais la, pour ce qui est de la question central, aucun arguments probant, seulement une affirmation gratuite. Perdu Au milieu de vos longues argumentations, détaillé et attrayante, cette affirmation passe pour vérité, il n'en ai rien. Le plus embêtant, c'est que vous prenez pour étayer votre affirmations, des arguments qui non rien de probant: ex:

« Cependant, je vous accorde qu'en suite on a agi de façon trop abrupte, si bien que, pour beaucoup de fidèles, l’unité interne avec ce qui précédait n’a plus été reconnaissable. Ici aussi, le Concile a été tout simplement dépassé. » « À l’époque où le nouveau missel n’avait pas encore paru, mais où l’ancien était déjà traité d’« ancien », on n’eut plus conscience qu’il y a un « rite », c’est-à-dire une forme liturgique préétablie, et que la liturgie n’est elle-même que parce que ceux qui célèbrent ne peuvent en disposer à leur guise. Même les nouveaux livres officiels, si bons soient-ils par bien des côtés, laissent ici et là trop apparaître une planification professorale délibérée, et renforcent l’idée qu’un livre liturgique peut être « fait », comme n’importe quel autre livre. »

(Pour ne citer qu'eux) Que voit on? Que le concile a été « dépassé », et que ceux qui célèbrent n'ont pas le droit de disposer à leur guise de la liturgie et du rite. Mais ou voyez vous qu'il n'y a pas de liturgie???? Sur ce point je suis désolé, mais l'abbé de Tanouarn a raison, la démonstration laisse à désirer. IV

« '...) Soit ! mais uniquement dans une certaine mesure. (...) La question n’est donc pas de savoir si la modification est bonne ou critiquable, mais si elle est possible ou impossible. Si elle est possible, elle sera nécessairement bonne, à cause des principes rappelés par l’abbé de Tanouarn ; si elle est impossible, elle sera nécessairement mauvaise et illégitime. »

Voilà mon cher l'aboutissement de votre démonstration: juste après avoir affirmer l'illégitimité du NOM vous arrondissez les angles avec des « si ». Après avoir affirmé que ;"les papes ont le droit et même le devoir d’intervenir dans la codification des rites, et même d’y apporter des modifications", vous affirmez le contraire.Quel est votre but en affirmant cela? Et bien c'est là ou nous arrivons au terme de votre post: V « L’abbé de Tanouarn prétend pourtant que cette interdiction relève du droit divin du pape et de son pouvoir sur la Liturgie. » Mon cher Justin, votre argument dans ce cas là est en fait la bulle « quo primum » de St Pie V le 14 juillet 1570. Cependant je me permet de citer Mgr Lefebvre: « A supposer que le pape puisse revenir sur cet indult, il faudrait qu'il le fasse par un acte aussi solennel » (lettre aux catholiques perplexes. Chap 20). Le problème qui se pose ici est de savoir si le pape « peut » revenir sur cet indult? La réponse est non, et cela car aucun pape ne peut revenir sur une canonisation, or la messe de St Pie V a été déclaré sainte par ce même pape. Ceci est donc un autre débat, et n'a strictement rien à voir avec ce qui fait notre exposé depuis le début, à savoir, la légitimité du NOM. Je passe sur les interdictions relative au sous diaconat, nous sommes tous d'accord sur ce point. Et pour finir en guise de conclusion: je vous cite:

« Voilà qui fait beaucoup de contingence pour un droit divin pontifical, ne trouvez-vous pas, cher M. l’abbé ? »

Pour finir votre argumentation vous prenez comme exemple les sous diaconat, interdit par Paul VI, ce qui n'a jamais été appliqué par personne d'ailleurs. Le problème que l'on cherche à résoudre est de savoir si le Pape peut oui ou non changer le rite, et cela dans quelle mesure. Vous étayez encore une fois votre argumentation par des exemples hors contexte, l'affaire du sous diaconat est un autre problème. Bien à vous Léopard de mer Ps: désolé pour l'orthographe. Conséquence direct du péché originel.