Le souricier - 2007-11-27 22:20:26
je cligne, je cligne...
... Mais j'en oublie, tout étonné de votre perspicacité, que vous m'avez interpelé.
Ici, vous biaisez, non sans malice, en faisant glisser le débat.
Reprenons, voulez-vous, au début.
Bêtes ou méchants, ou les deux, certains vous ont reproché d'avoir été prêcher lors des funérailles de Pierre Pujo chez les Bo-Mo (Bourgeois Modernistes) de la Madeleine, en arguant que ce geste était une affirmation de la légitimité du NOM.
Ce que votre parcours (y compris dans ses récents développements) et vos écrits semblent pourtant contredire - et je vous en félicite.
Je me répète : il vous suffisait d'ignorer le choeur des vertueux, ou bien de répondre simplement que :
1. l'amitié vous obligeait (excuse parfaitement valable traditionnellement),
2. il n'y a pas de mauvais lieu ni moment pour porter la vérité en public. Et c'est votre charge.
Or je suis fort surpris de vous voir donner à cette mauvaise farce une défense qui donne raison à vos détracteurs.
Ainsi répondez-vous en substance circonlocutoire que, oui, vous fûtes car le NOM est non seulement légal et valide, mais légitime.
Contredisant votre combat pour la messe pour vous justifier bien inutilement.
Dans votre réponse à mon intervention, vous tournez habilement la question en excipant du nombre - élevé - de lisures qui, selon vous, et nous y reviendrons, démontrerait que votre geste, et les motifs de votre plaidoirie, que j'espère conjoncturels, correspondraient à une "attente"...
Certes attente il y a !
Je ne le nierai pas... Et la plupart des liseurs non plus. Une attente de huit lustres, anxieuse, triste, parfois rageuse et impatiente, de voir l'Eglise retrouver la grâce des vrais sacrements et, aussi, la fin des persécutions de ceux qui sont restés fidèles.
Mais cette "attente", qui semble - peut-être - trouver en ces temps un semblant d'aube, n'est pas, cent mille fois non, soit dit avec tout le respect que je vous dois et porte, que l'une des colonnes intellectuelle de la Tradition vienne en chemise et corde au coup livrer les clés de la ville !
Admettons que la création de l'IBP - dont je ne discuterai pas afin que notre échange reste amical - et l'avènement du Motu Proprio amènent un peu d'espoir à tous ceux qui souffrent "en attente"...
Votre rôle est plutôt celui d'un voltigeur, d'un franc-tireur (FTP, Franc tireur paulinien, en ce qui vous concerne !) que d'un négociateur de reddition.
On ne baisse pas la garde, on ne concède pas à l'ennemi, alors que le sort des armes semble devenir, enfin, plus favorable...
Je vous reproche donc d'avoir ici, pour justifier un geste dont vous n'aviez par ailleurs à rendre compte à aucun cuistre, d'avoir donc donné des verges pour nous faire battre...
Je souhaite qu'il s'agisse là d'un lapsus philosophici ; qu'emporté par votre goût naturel de la disputatio et de la dialectique, vous ayez eu des mots dépassant votre conviction.
Bien à vous, depuis Le Monde de ce Prince,
LS