Nous voulons que ce que Nous avons établi et prescrit soit tenu pour ferme et efficace, maintenant et à l'avenir, nonobstant, si c'est nécessaire, les Constitutions et Ordonnances apostoliques données par nos Prédécesseurs et toutes les autres prescriptions mêmes dignes de mention spéciale et pouvant déroger à la loi.
Or justement, dans cette constitution il n'a établi et prescrit que deux choses : Le changement des paroles de la consécration et l'adjonction de trois nouveaux canons au canon romain. Tout le reste est seulement exposé comme émanant d'un autre que lui et qu'il ne couvre pas de son autorité. Cela tombe donc toujours sous l'anathème du pape St Pie V. Depuis, ni Paul VI, ni ses successeurs n'ont plus jamais fait allusion à la bulle du pape St Pie V dans aucun texte officiel à l'exception du motu proprio Summorum Pontificum où le pape Benoît XVI nous rappelle que cette bulle n'a pas été abrogée. Donc, dans le NOM ne pourrait éventuellement être légitime que pour les nouvelles paroles de la consécration et l'adjonction des trois canons. Tout le reste ne l'est pas. Et si le pape n'a pas engagé son autorité pour établir et prescrire l'ensemble du NOM, c'est peut être justement parce queLe pape a bien pouvoir en droit sur cette grande loi de la sanctification des fidèles qu'est la loi liturgique. Il est dans le domaine de définition de son pouvoir lorsqu'il exerce son autorité sur les formes de la liturgie
Ne pas engager son autorité était la seule façon de pouvoir imposer un rite aussi ambiguë. Mais du coup il n'est pas légitime.