Journet n'invente rien, mais suit pas à pas Franzelin
Peut-être, mais ça change quoi à quoi ? A ce que je sache, Franzelin n’est pas le pseudonyme d’un pape. Quand bien même je le traiterais de sophiste (ce que je ne fais pas), c’est lui seulement, et non l’un des papes qui serait atteint par mon mot. Par le seul fait que vous deviez appeler à la rescousse tous ces théologiens pour essayer de me contredire, vous prouvez que les textes papaux que vous invoquez contre moi ne suffisent pas à prouver ce que vous prétendez y lire. Ces textes manifestent assurément qu’il y a une certaine infaillibilité de l’Église en matière liturgique, mais il sont nettement insuffisants pour définir exactement la nature, les limites et les conditions exactes de cette infaillibilité. C’est tout ce que je voulais dire, et je ne parviens pas à voir en quoi vos arguments portent contre cette affirmation. Vous me reprochez de ne rien répondre « sur le fond ». Mais je ne vois pas à quoi je devrais répondre. Je ne prétends pas être théologien, ni produire des dissertations sur les limites exactes de l’infaillibilité canonique et liturgique des papes : j’en suis bien incapable. Je dis seulement que les déficiences que l’on constate dans la nouvelle liturgie ne me paraissent pas dépasser ce que Dieu peut tolérer chez un pape indigne. Je ne pense donc pas qu’on puisse en conclure que ces papes ne soient pas papes. Et le texte de Pie VI que vous aimez à invoquer me paraît très loin d’être suffisant pour pouvoir servir de base à une démonstration sédévacantiste. Un point c’est tout.