Précisions utiles
Abbé Guillaume de Tanoüarn -  2007-11-27 15:06:23

Précisions utiles

Cher Antoine, Ce post est plus clair que les précédents signés de vous dans sa forme. Il reste obscur sur le fond. Comment pouvez-vous partager la légitimité ? Comment pouvez-vous expliquer que quelque chose est légitime extrinsèquement mais pas « sur le fond » ? C'est que vous ne savez pas ce que c'est que la légitimité. Isidore de Séville dans une de ses fameuse Etymologies expliquait : Jus a justitia. Le droit vient de la justice. Dans l'Eglise, le droit divin du pape est nécessairement juste, que cela vous plaise ou non. Si vous ne le croyez pas, faites vous orthodoxes ou adhérent à la secte du Règne de Dieu comme vous voulez. On ne peut pas faire n'importe quoi avec le droit de l'Eglise, en tout cas quand il s'agit du droit divin du pape. Je vous parle de doctrine. Je ne fais pas de rhétorique. Je ne suis ni dans des opinions facultatives ni dans une archéologie lefebvrienne de la question. Je vous dis la doctrine de l'Eglise : l'Eglise ? Aimez-la ou quittez-la. J'ajoute qu'une critique constructive du N.O.M. est non seulement bien venue mais nécessaire à l'avenir de l'Eglise. De fort bons esprits l'ont entreprise à la suite de Cristina Campo dans le Bref Examen Critique. Le pape Benoît XVI, dans le Motu proprio a donné à cette critique respectueuse droit de cité, en soulignant que le rite traditionnel avait un plus grand sens du sacré que le rite nouveau. Pour ce qui est de l'assistance à la messe nouvelle, je signale que je n'ai parlé que de l'assistance occasionnelle du prêtre en signe (nécessaire) de communion (que j'ai clairement distinguée de tout acte de célébration). Il est bien évident que pour les laïcs la messe traditionnelle constitue en elle-même un acte de communion pleinement suffisant. Pour les prêtres, il serait monstrueux d'exiger de ceux qui célèbrent selon la forme extraordinaire du rite romain d'avoir à célébrer ou à concélébrer pour “prouver” qu'ils sont en communion. C'est contradictoire avec ce que dit Benoît XVI au n°3 de Sacramentum caritatis sur l'unique rite romain. S'il y a un seul rite romain, on ne peut exiger de personne qu'il célèbre une forme ou l'autre.