que de chemin parcouru en si peu de temps !
Edmond Dantes -  2007-11-27 10:16:03

que de chemin parcouru en si peu de temps !

« Mais je peux (et je dois) participer comme non-célébrant à une liturgie dont je reconnaîs la légitimité, la validité et l'efficacité en droit. » Monsieur l'Abbé, comme on est loin de votre étude : « Entre abus et contradictions - Pour une synthèse critique de l’Instruction "Redemptionis sacramentum" » l’étude que vous avez consacrée à l’instruction "Redemptionis Sacramentum" dans le n° 15 de "La Nouvelle Revue Certitudes" et qui fut publiée en avant première par DICI du 8 mai 2004 !!! En voici la conclusion sous forme d'Addendum: "Addendum : Retour sur le mystère pascal "Dans un livre important (Le problème de la réforme liturgique*) la Fraternité Saint Pie X a récemment dénoncé la théologie du mystère pascal, développée in illo tempore par Dom Casel, et qui a pris une grande importance dans la nouvelle théologie de la messe. Certes l’instruction Redemptionis sacramentum n’est pas un document théologique. On ne peut donc pas exiger nécessairement d’un tel texte une précision et une rigueur absolue en matière théologique. Nous proposons donc ce développement théologique en annexe." « On ne peut pas éluder, cependant, le fait que le premier paragraphe de l’instruction propose une définition du Mystère liturgique qui insiste unilatéralement sur sa dimension eschatologique d’une part et sur sa nature médiatique d’autre part. La messe apparaît ainsi simplement comme l’anticipation du Règne de la vérité et de la vie “ jusqu’à ce que le Seigneur vienne dans la gloire... ”. On n’envisage plus le sacrifice de la Messe comme un moyen de procurer hic et nunc ce règne en favorisant la sanctification de chaque fidèle. La messe est simplement “ le sacrement ”, c’est-à-dire “ le signe ” de la parousie. On insiste heureusement sur sa dimension sacrificielle dans un paragraphe ultérieur (n°38), mais sans aucune précision sur la nature de ce sacrifice. Il aurait été utile cependant de préciser que ce sacrifice liturgique n’est pas seulement un sacrifice de louange, matérialisé dans la prière publique de l’Eglise. Mais il faut bien reconnaître que la théologie du concile de Trente sur le caractère propitiatoire du sacrifice liturgique est absente de ce document (alors qu’on pouvait encore en identifier quelques traces dans Ecclesia de eucharistia)." "Et si le sacrifice n’est pas propitiatoire, est-il étonnant que le sacrement post-conciliaire semble n’avoir aucune efficacité par lui-même (ex opere operato) ? C’est de façon très troublante, en tout cas, qu’au n°39, l’efficacité de ce sacrifice liturgique est ramenée à des facteurs purement subjectifs, afférents à l’usage qu’en fait le fidèle : “ Il faut se souvenir que l’efficacité des actions liturgiques ne réside pas dans les changements fréquents du rite, mais en vérité (sic) dans l’approfondissement de la parole de Dieu et du mystère célébré ”... Un constat s’impose après lecture et relecture attentive de cette phrase : la théologie sacramentelle de l’ex opere operato demeure très loin des réflexions habituelles des auteurs de ce texte". Abbé Guillaume de Tanoüarn * Le problème de la réforme liturgique est disponible dans la limite des stocks à Lettre à nos Frères Prêtres, Prieuré St Dominique, 2245 avenue des Platanes 31380 Gragnague source : « Entre abus et contradictions - Pour une synthèse critique de l’Instruction "Redemptionis sacramentum" »