Toutes les fois donc que la parole de ce magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l'ensemble de la doctrine divinement révélée, chacun doit croire avec certitude que cela est vrai ; car si cela pouvait en quelque manière être faux, il s'ensuivrait, ce qui est évidemment absurde, que Dieu Lui-même serait l'auteur de l'erreur des hommes.
Si ce que le magistère présente comme vérité faisant partie de l'ensemble de la doctrine divinement révélée pouvait être faux... Léon XIII continue : alors Dieu Lui-même serait l'auteur de l'erreur des hommes. Et il conclut : or ceci n'est pas possible. C'est donc qu'on peut croire avec certitude la parole du magistère. Ceci vous semble-t-il conforme à ce qu'écrit Léon XIII ? 2. Vous avez écrit :Si le donné B paraît faux à l’intelligence humaine sous la lumière de la foi, en tant que ce donné paraît contraire au Donné Révélé, puisque ce donné paraît contraire aux attestations antécédentes du magistère… - Alors, ce donné B ne peut être dit avant, après ou dans le même mouvement, proposition attestée par l’autorité suprême divinement assistée… - Tant que l’ « hypothèque » sur le donné B n’aura pas été levée (avant, pendant ou après : là n’est pas la question). Il est métaphysiquement impossible de « faire passer avant » la levée de ladite « hypothèque » le principe de l’assistance dont jouit le Docteur attestant.
Puis :Mais bien entendu, [la] possibilité de trébucher demeure chez tout croyant. De même que demeure la possibilité que le sujet ne soit pas conscient de cet état de fait (ignorance non coupable).
Je reformule ma question qui vous semblait "absurde". J'espère que vous ferez un petit effort pour y répondre : votre argumentation me semble inepte, et je cherche à la comprendre. Si vous continuez de botter en touche, je vais finir par croire qu'elle l'est. Soit un sujet qui n'est pas conscient qu'il a trébuché (ignorance non coupable) et qui n'arrive pas à concilier deux enseignements de deux papes successifs. - Tant qu'il ne s'est pas rendu compte qu'il a trébuché, doit-il conclure que le deuxième enseignement ne peut provenir d'un pape ? et que ce second pape n'est pas pape ? - Comment peut-il sortir de son ignorance et/ou de son erreur ? Vous refusez de répondre au point 1. parce qu'il est d'une simplicité enfantine, et que si vous me concédez que c'est ainsi que raisonne Léon XIII, vous allez être entraîné plus loin que vous ne voulez : vous seriez forcé de convenir qu'il existe une hiérarchie dans les principes de la foi, et qu'on ne peut scruter le magistère ou ce qui est apparemment magistère à l'aide de son seul sensus fidei restreint à la claire vision du principe de non-contradiction, en faisant abstraction de tout le reste. Vous refusez de répondre au point 2. parce qu'il vous obligerait à trouver une astuce permettant de tenir à la fois votre "impossibilité métaphysique", et la possibilité d'une erreur chez un croyant lambda, sans que celui soit amené "métaphysiquement" à conclure à la vacance du siège - tout en fermant soigneusement la porte à toute possibilité pour votre intelligence éclairée par la foi, pour votre sensus fidei de faire la moindre erreur que ce soit. Non, je me trompe ? Prouvez-le, alors, sinon vous êtes capot.