"Je vous repose ma question : comment le croyant lambda, qui n'arriverait pas, à cause des limites de son intelligence, à concilier les enseignements de deux papes pourra-t-il procéder ? Si les deux papes sont morts, son sensus fidei lui dira qu'il a tort, et si un des deux papes est vivant, son sensus fidei lui dira qu'il a raison ? Vous avez une façon très enfantine de voir les choses."
Sacré bêtasson ! Où a-t-on vu que les catholiques habituellement fidèles à Rome sont aller se triturer les neuronnes après la condamnation ex cathedra par Pie IX du prétendu droit à la liberté religieuse ? Bien au contraire, ils ont reçu en toute quiétude ladite condamnation, en parfaite continuité avec Mirari vos de Grégoire XVI, la mise en garde de Pie VII contre la Charte de 1814 ou les condamnations du "droit nouveau" par Pie VI. Ce sont au contraire les traîtres habituels qui ont hurlé à la mort devant la condamnation de leur "délire" (animés qu'ils étaient du vif désir de se réconcilier avec "le monde"... Tiens, tiens, ça me dit quelque chose...). En revanche il aura échappé à l'enfançon bêtasson que depuis quarante ans, les catholiques qui n'ont pas tout renvoyé bouler de leur religion pour se vautrer dans la fange à l'occasion de cette merveilleuse "Nouvelle Pentecôte" (on juge l'arbre à ses fruits), ces catholiques donc, se divisent en deux catégories : ceux qui ont envoyé promener Vatican II ses pompes et ses oeuvres parce ledit Vatican II leur paraissait contraire au Dépôt, ceux qui se font des noeuds au cervaux (et d'ailleurs pas les mêmes noeuds, pas de la même façon etc.) pour "concilier" Vatican II avec le Dépôt. S'il est nécessaire, 20, 30, 40 ans après ladite "Nouvelle Pentecôte", de se faire des noeuds au cerveau pour concilier Vatican II avec le Dépôt, c'est que la contradiction n'est pas seulement apparente mais REELLE, car NSJC ne nous a pas laissé un magistère abscons. Au passage, je vous rappelle que votre théorie est : même pas besoin de se faire des noeuds au cerveau pour recevoir Vatican II, il suffit de s'y jeter les yeux fermés... c'est-à-dire sans y adhérer. Vous nous proposez à longueur de message une "foi" sans objet matériel... et par ailleurs sans motif formel. Vous citez Sixte IV, fort bien... Mais laissez-moi vous citer Pie VI dans sa Bulle Auctorem fidei : étant donné que c'est la gloire de la sainte Eglise d'être claire dans l'exposé de sa doctrine, dès que l'on se trouve en présence d'un texte équivoque, on doit toujours le lire et l'entendre dans son sens hérétique, jamais dans son sens catholique. Quel aurait été le jugement de Sixte IV face à un donné dont l'apparence de contradiction n'est pas minime mais massive au point que le donné contredit FRONTALEMENT des attestations authentiques antécédentes des papes et des conciles ? Anathema sit ! J'ai bien l'honneur N.M.