Je n'oserais point...
N.M. -  2007-08-05 10:18:10

Je n'oserais point...

... Car devant un farceur tel que vous, il faut savoir s'effacer pour laisser place au spectacle (car il est bon de rire). Vous attribuez gratuitement à Léon XIII (des preuves ?) une théologie de l'acte de foi qui HURLE contre ce qu'enseignent l'unanimité des théologiens sous la mouvance du magistère (ouvrez, mais ouvrez donc un simple manuel, rien que ça !!!), qui HURLE contre le principe d'identité (principe fondamental de la métaphysique) et contre la saine logique. A part ça ? Tout va très bien, Madame la Marquise... Continuez à vouloir vous persuader à toute force que je n'ai pas démonté votre système de bric et de broc si bon vous semble. Et réservez dès maintenant votre place à Charenton. Declinantes autem in obligationes, adducet Dominus cum operantibus iniquitatem : pax super Israel. Allez... Quelques "perles" du grand bêtisier des BKasseries... Mais si ! Mais si ! C'est tellement drôle ! - Tout d'abord l'âne en question ne sait pas lire. Le bêtasson m'attribue une théorie de la foi "qui resterait naturelle", là où j'ai martelé que la foi est d'ordre surnaturelle, mais que l'intelligence humaine n'est pas anihilée par la réception de la foi. Ce faisant, le principe d'identité vaut tant pour l'acte de simple raison que pour l'exercice de la foi. Et voilà pourquoi face à une simple apparence de contradiction avec le Donné Révélé, le croyant ne peut pas adhérer au donné apparemment contradictoire sauf à lever la contradiction : si tant est - évidemment - que la contradiction puisse être levée. - On apprendra également que l'intelligence sous la mouvance de l'Autorité incréée de Dieu révélant demeure "faillible, limitée, et pécheresse". Pauvre petit ! Si l'intelligence en question trébuche, c'est précisément parce qu'elle se dérobe à la lumière de la foi (tiens, on dirait votre auto-portrait !). Mais bien entendu, cette possibilité de trébucher demeure chez tout croyant. De même que demeure la possibilité que le sujet ne soit pas conscient de cet état de fait (ignorance non coupable). Mais vouloir tirer de là la théorie fumeuse de l'"acte de foi vide" antécédant à l'adhésion à l'objet, c'est vraiment SE MOQUER royalement du monde (pour parler poliment). - Ben oui, ils avaient un sacré sensus fidei ces fidèles de Constantinople qui ont envoyé promener Nestorius avant que le pape Célestin Ier ait tranché quoi que ce soit. Les eunuques à la sauce BK auraient préféré - eux - que le troupeau se laissât dévoré par le loup rapace (sous prétexte que le sensus fidei, non vraiment ça ne sert à rien si tant est que ça existe ou que l'on doive s'en servir). - Alors là, on atteint les sommets de la bêtise (mais point de la langue française, dûment malmenée) :

"Je vous repose ma question : comment le croyant lambda, qui n'arriverait pas, à cause des limites de son intelligence, à concilier les enseignements de deux papes pourra-t-il procéder ? Si les deux papes sont morts, son sensus fidei lui dira qu'il a tort, et si un des deux papes est vivant, son sensus fidei lui dira qu'il a raison ? Vous avez une façon très enfantine de voir les choses."

Sacré bêtasson ! Où a-t-on vu que les catholiques habituellement fidèles à Rome sont aller se triturer les neuronnes après la condamnation ex cathedra par Pie IX du prétendu droit à la liberté religieuse ? Bien au contraire, ils ont reçu en toute quiétude ladite condamnation, en parfaite continuité avec Mirari vos de Grégoire XVI, la mise en garde de Pie VII contre la Charte de 1814 ou les condamnations du "droit nouveau" par Pie VI. Ce sont au contraire les traîtres habituels qui ont hurlé à la mort devant la condamnation de leur "délire" (animés qu'ils étaient du vif désir de se réconcilier avec "le monde"... Tiens, tiens, ça me dit quelque chose...). En revanche il aura échappé à l'enfançon bêtasson que depuis quarante ans, les catholiques qui n'ont pas tout renvoyé bouler de leur religion pour se vautrer dans la fange à l'occasion de cette merveilleuse "Nouvelle Pentecôte" (on juge l'arbre à ses fruits), ces catholiques donc, se divisent en deux catégories : ceux qui ont envoyé promener Vatican II ses pompes et ses oeuvres parce ledit Vatican II leur paraissait contraire au Dépôt, ceux qui se font des noeuds au cervaux (et d'ailleurs pas les mêmes noeuds, pas de la même façon etc.) pour "concilier" Vatican II avec le Dépôt. S'il est nécessaire, 20, 30, 40 ans après ladite "Nouvelle Pentecôte", de se faire des noeuds au cerveau pour concilier Vatican II avec le Dépôt, c'est que la contradiction n'est pas seulement apparente mais REELLE, car NSJC ne nous a pas laissé un magistère abscons. Au passage, je vous rappelle que votre théorie est : même pas besoin de se faire des noeuds au cerveau pour recevoir Vatican II, il suffit de s'y jeter les yeux fermés... c'est-à-dire sans y adhérer. Vous nous proposez à longueur de message une "foi" sans objet matériel... et par ailleurs sans motif formel. Vous citez Sixte IV, fort bien... Mais laissez-moi vous citer Pie VI dans sa Bulle Auctorem fidei : étant donné que c'est la gloire de la sainte Eglise d'être claire dans l'exposé de sa doctrine, dès que l'on se trouve en présence d'un texte équivoque, on doit toujours le lire et l'entendre dans son sens hérétique, jamais dans son sens catholique. Quel aurait été le jugement de Sixte IV face à un donné dont l'apparence de contradiction n'est pas minime mais massive au point que le donné contredit FRONTALEMENT des attestations authentiques antécédentes des papes et des conciles ? Anathema sit ! J'ai bien l'honneur N.M.