Bon, bah c'est simple
BK -  2007-08-04 19:55:24

Bon, bah c'est simple


- Si le donné B paraît faux à l’intelligence humaine sous la lumière de la foi, en tant que ce donné paraît contraire au Donné Révélé, puisque ce donné paraît contraire aux attestations antécédentes du magistère… - Alors, ce donné B ne peut être dit avant, après ou dans le même mouvement, proposition attestée par l’autorité suprême divinement assistée… - Tant que l’ « hypothèque » sur le donné B n’aura pas été levée (avant, pendant ou après : là n’est pas la question). Il est métaphysiquement impossible de « faire passer avant » la levée de ladite « hypothèque » le principe de l’assistance dont jouit le Docteur attestant.

C'est ça votre raisonnement ? Et que diriez-vous pour, par exemple, une intelligence imparfaite, qui a du mal à saisir comment deux enseignements du magitère sont réellement compatibles ? Si on suit le même raisonnement que celui que vous proposez, cette personne ne peut faire autre chose que conclure qu'elle ne peut dire que cet enseignement est proposé par le magistère. A vous écouter, en somme, toute personne qui n'a pas une compréhension totale des actes du magistère doit douter de l'existence du magistère, c'est ça ? Si quelqu'un n'arrive pas à comprendre comment se concilient les enseignements de deux papes, il doit douter de la légitimité du deuxième. Au lieu d'émettre l'hypothèse, qui n'aurait rien de très farfelu, que le deuxième enseignement doit pouvoir être compris dans un sens traditionnel, l'intelligence éclairée par la foi de votre croyant parvient à éteindre la lumière de la foi. Surtout, il faut qu'elle le fasse vite, sans quoi elle pourrait se remettre en question.

Toutes les fois donc que la parole de ce magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l'ensemble de la doctrine divinement révélée, chacun doit croire avec certitude que cela est vrai ; car si cela pouvait en quelque manière être faux, il s'ensuivrait, ce qui est évidemment absurde, que Dieu Lui-même serait l'auteur de l'erreur des hommes.

Vous voulez à tout prix que Léon XIII ait écrit "si cela était faux" comme une clause de style. Je vous prie d'observer que c'est au contraire le coeur de son argument.