Quand il écoute religieusement et proclame hardiment la parole de Dieu, le saint Concile obéit aux paroles de saint Jean: " Nous vous annonçons la vie éternelle, qui était auprès du Père et qui nous est apparue: ce que nous avons vu et entendu, nous vous l'annonçons, afin que vous soyez vous aussi en communion avec nous, et que notre communion soit avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ " (1 Jo. 1, 2-3). C'est pourquoi, marchant sur les pas du Concile de Trente et du premier Concile du Vatican, il se propose de présenter la doctrine authentique sur la révélation divine et sa transmission, pour que, grâce à cette proclamation du salut, le monde entier croie en écoutant, espère en croyant, aime en espérant (1).
Après, vous pourrez de la même manière faire les bulles d'indiction et de conclusion (par exemple ici), les discours des papes Jean XXIII et Paul VI pendant le concile. Enfin, vous pourrez chercher ce que signifie l'expression "pastoral et non doctrinal". C'est un peu comme "contre-syllabus" : si on va chercher le contexte, on trouve des choses à faire se dresser les cheveux sur la soupe du soir dans les chaumières tradies. Allez, pour vous faire gagner du temps, j'ai été voir le discours introductif de Jean XXIII (celui-là même auquel vous faites référence) :Le XXIe Concile oecuménique — qui bénéficiera de l'aide efficace et très appréciable d'experts en matière de science sacrée, de pastorale et de questions administratives — veut transmettre dans son intégrité, sans l'affaiblir ni l'altérer, la doctrine catholique qui, malgré les difficultés et les oppositions, est devenue comme le patrimoine commun des hommes. Certes, ce patrimoine ne plaît pas à tous, mais il est offert à tous les hommes de bonne volonté comme un riche trésor qui est à leur disposition. Cependant, ce précieux trésor nous ne devons pas seulement le garder comme si nous n'étions préoccupés que du passé, mais nous devons nous mettre joyeusement, sans crainte, au travail qu'exige notre époque, en poursuivant la route sur laquelle l'Eglise marche depuis près de vingt siècles. Nous n'avons pas non plus comme premier but de discuter de certains chapitres fondamentaux de la doctrine de l'Eglise, et donc de répéter plus abondamment ce que les Pères et les théologiens anciens et modernes ont déjà dit. Cette doctrine, Nous le pensons, vous ne l'ignorez pas et elle est gravée dans vos esprits. Présenter la doctrine d'une façon qui réponde aux exigences de notre époque. En effet, s'il s'était agi uniquement de discussions de cette sorte, il n'aurait pas été besoin de réunir un Concile oecuménique. Ce qui est nécessaire aujourd'hui, c'est l'adhésion de tous, dans un amour renouvelé, dans la paix et la sérénité, à toute la doctrine chrétienne dans si plénitude, transmise avec cette précision de termes et de concepts qui a fait la gloire particulièrement du Concile de Trente et du premier Concile du Vatican. Il faut que, répondant au vif désir de tous ceux qui sont sincèrement attachés à tout ce qui est chrétien, catholique et apostolique, cette doctrine soit plus largement et hautement connue, que les âmes soient plus profondément imprégnées d'elle, transformées par elle. Il faut que cette doctrine certaine et immuable, qui doit être respectée fidèlement, soit approfondie et présentée de la façon qui répond aux exigences de notre époque. En effet, autre est le dépôt lui-même de la foi, c'est-à-dire les vérités contenues dans notre vénérable doctrine, et autre est la forme sous laquelle ces vérités sont énoncées, en leur conservant toutefois le même sens et la même portée. Il faudra attacher beaucoup d'importance à cette forme et travailler patiemment, s'il le faut, à son élaboration; et on devra recourir à une façon de présenter qui correspond mieux à un enseignement de caractère surtout pastoral.
Bref, c'est un petit travail intéressant, qui vous attend. Après, il faut analyser. Mais ne vous en faites pas, vous trouverez des gens pour soutenir qu'il faut comprendre les phrases de Jean XXIII en gras ci-dessus dans le sens opposé de leur sens obvie, et que c'est la seule façon traditionnelle de procéder, le reste étant du modernisme ou du révisionnisme. Enfin, pour votre culture générale, sachez qu'il y a des gens qui soutenaient ici-même, il y a quelques années, et qui soutiennent encore peut-être, que le Credo de Paul VI fourmille d'hérésies. C'est embêtant, quand on sait que la professio fidei est la forme la plus antique d'expression du magistère extra-ordinaire.