Vous êtes manifestement incapable de saisir une vérité d'évidence. La voici : l'intelligence humaine est proportionnée à l'exercice de la foi. De telle sorte que chez le sujet gratuitement élevé par Dieu, il y a réellement saisie de l'objet de la foi. De telle sorte que la saisie de la contradiction ou non des donnés "Vatican II" (liberté religieuse, oecuménisme, orthodoxie et orthopraxie du N.O.M.) n'est pas - chez le croyant - le fait d'une raison "déconnectée", mais le fait d'une intelligence humaine exerçant la foi. Evidemment, elle n'exerce pas la foi "en l'air", mais bien dans la saisie du Donné Révélé et de la conservation et explicitation du Donné par le magistère. Le donné "Vatican II" sera donc reçu ou rejeté en raison de la continuité ou de la rupture objective dudit "Vatican II" vis-à-vis du Donné Révélé et des attestations antécédentes du magistère. Continuité ou rupture qui est évidemment saisissable par le croyant exerçant la foi (n'en déplaise à votre agnosticisme sous-jacent).
Clic !Quant au sacrifice de la messe, ou quant au N.O.M., BK ne peut rien dire. Dieu lui a donné une intelligence. Et de surcroît (on ose l'espérer), Dieu a fait à cette personne, et donc à cette intelligence, le don de la foi, mais ce n'est nullement pour croire et rendre compte de l'espérance qui est en lui : ce n'est nullement pour adhérer, saisir et approfondir (et conséquemment défendre) le Mysterium Fidei, c'est tout bonnement et tout simplement pour jouer au perroquet.
Clic !"Il y a des croyants cependant dont la foi consiste seulement à accepter ce que l'Eglise leur enseigne en en laissant à l'Eglise la responsabilité et sans s'engager eux-mêmes dans l'aventure. S'ils s'enquièrent de ce que l'Eglise tient pour vrai, c'est afin d'être renseignés sur des formules dûment vérifiées qu'on leur demande d'accepter, non afin d'être instruits de réalités qu'on leur donne à connaître. Dieu a dit des choses à l'Eglise, l'Eglise à son tour me les dit, c'est leur affaire, moi cela ne me regarde pas, je souscris à ce qui m'est dit, et moins j'y pense plus je suis tranquille. J'ai la foi du charbonnier, et je m'en vante. A la limite une telle foi ne serait plus du tout connaissance mais seulement obéissance comme le voulait Spinoza. Et je ne crois pas sur le témoignage de la Vérité première m'instruisant du dedans par le moyen de vérités universellement proposées par l'Eglise. Je crois sur le témoignage de l'Eglise comme agent séparé, sur le témoignage des apôtres pris séparément du témoignage de la Vérité première, qu'eux ils ont entendue mais qui ne me dit rien à moi ; je crois sur le témoignage des hommes. Où est alors la foi théologale ?" Jacques Maritain, "Foi en Jésus-Christ et monde moderne", in Semaine des intellectuels catholiques, Ed. de Flore, 1949, pp. 20-21.
J'ai bien l'honneur N.M.