Toujours des perles
N.M. -  2007-08-03 15:04:43

Toujours des perles

Sire BK, toujours caché derrière le paravent de l'"auparavant", remet donc une couche. Réponse point par point : 1. Merci d'apprendre à rédiger en français. Le Monsieur vous signale qu'il vous a déjà répondu à ce sujet. Si vous voulez, on peut continuer longtemps comme ça : vous, à poser les mêmes bêtes questions, moi à vous répondre... 2. Il vous faut apprendre à lire. a) Rien que de très classique (abstraction faite du penchement très net vers l'opinion "foi ecclésiastique") dans l'extrait par vous mis en ligne. Fait dogmatique ne veut pas forcément dire fait dogmatique défini (ouvrez un simple manuel s.v.p.). Exemples : la sainteté de Catherine de Sienne est un fait dogmatique défini ; l'invalidité des ordinations anglicanes est un fait dogmatique défini ; la légitimité de Pie IX est un fait dogmatique, mais non pas un fait dogmatique défini (où est la définition ?). Signalons au passage que la légitimité du pape X ou Y n'est pas toujours et nécessairement un fait dogmatique. Exemple : de Grégoire XII, de Jean XXIII ou de Benoît XIII, qui était le pape légitime avant l'élection de Martin V ? Où est la définition de l'Eglise relativement à ce problème ? De surcroît, l'hypothèse d'un pape garantissant lui-même sa propre légitimité en tant que tête du MOU (thèse par vous initialement invoquée) est à se rouler par terre... b) Au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, la présente discussion - partie du cas concret du N.O.M. de Paul VI - a dévié en direction de la problématique suivante : une rupture est-elle discernable (à la lumière de la foi exercée) ; un faux pasteur est-il discernable (à la lumière de la foi exercée) ? Vous me demandez de "démontrer" avec toute certitude qu'il y a une rupture donnée là où nous sommes censés débattre en principe des moyens de preuve. Comment démontrer que Tartemolle professe des hérésies, et donc a perdu (ou n'a jamais eu) le pontificat ? Réponse : s'agit-il oui ou non d'hérésies ? Le noeud du problème est là. Et c'est pourquoi il n'y a pas de milieu entre l'Abbé Harrison et le Père Guérard des Lauriers (cf. mon point 1. dans mon précédent message). 3. La farce de sire BK. Alors là on confine au grandiose !!! Sire BK nous apprend que Léon XIII a bel et bien lu le Nouveau Testament (merci pour cette révélation). De surcroît, sire BK nous apprend que la lecture ultra classique de saint Paul (faite par votre serviteur) ne peut être faite car elle est censée contredire ce que Léon XIII nous enseigne dans Satis Cognitum. Rappelons que la citation faite par Léon XIII est de Richard de Saint-Victor (et non pas une sentence tirée du chapitre III de Pastor Aeternus, ainsi que vous le faites croire, peut-être induit en erreur par une malfaçon dans une reproduction pdf bien connue) : Richardus a S. Victore, De Trin. lib. i, cap. 2. De cette citation de Richard de Saint-Victor, par Léon XIII, vous concluez qu'il y a là positivement attestation par le pape en question de votre aberrante théorie d'une pure et simple inclusion du magistère (qui n'est que règle prochaine et directive) dans la règle objective : le Donné Révélé, amalgamant la condition de l'exercice de la foi avec l'objet de la foi. C'est pourquoi vous n'hésitez pas affirmer, de tout le haut de votre ignorance, que "La parole du magistère est immédiatement identifiée avec la parole du Christ". Une telle lecture HURLE contre toute la théologie fondamentale ! Et vous n'hésitez pas à enrôler Pie XII dans l'aventure (en référence à l'une de vos citations favorites d'Humani Generis, destinée dans votre esprit à effrayer le piediste bon teint) là où Pie XII parle en tout et pour tout de l'assistance dont jouit l'autorité suprême dans l'exercice de sa charge - et donc dans son magistère - sans que le "pouvoir déclaratif" soit clairement invoqué (allez lire ce qu'en écrivent Dom Nau ou l'Abbé Lucien). Alors répétons-nous...

L’objet matériel de la foi n’est pas à proprement parler la proposition x ou y de l’Eglise, car à ce compte là, le pouvoir déclaratif de l’Église ne serait plus règle prochaine directive mais règle objective (tout juste la caricature du catholicisme donnée par les protestants) ! Exactement comme si la Révélation n’était pas close avec les Apôtres, exactement comme si le magistère suprême n’était pas là pour conserver et expliciter le Dépôt, mais pour continuer à ajouter des vérités révélées qui n’étaient pas encore formellement révélées. Est-ce ainsi qu’il faut entendre les incantations conciliaires ? « Nouvelle Pentecôte » et autre « Tradition vivante », qui puent Joachim de Flore à plein nez (normal, Lubac est passé par là)… et qui sont en parfaite résonance avec le volontarisme dans l’acte de foi des zélotes de la « soumission totale ». L’ignorance crasse est du côté des zélotes en question, qui confondent assistance et inspiration, règle prochaine et règle objective, Eglise catholique et « église conciliaire », ne s’alarmant pas à la perspective d’une « Nouvelle Pentecôte » (précisément parce qu’ils confondent assistance et inspiration, règle prochaine et règle objective)… et ce, pour le plus grand profit des modernistes authentiques de la maison Vatican II qui jouent depuis quarante cinq ans la partition de l’évolution substantielle (et non pas seulement accidentelle) du Dogme, sous les oripeaux de la « Nouvelle Pentecôte » destinée à abuser les gogos. Non, ce qui est règle objective, c’est respectivement l’objet X et l’objet Y attestés par les propositions x et y, qui sont règle directive. Le croyant ne doit donc pas, sauf à ne plus avoir de croyant que le nom, se contenter de souscrire à la proposition x ou y ; il doit croire, c’est-à-dire adhérer – dans l’intelligence – aux objets X et Y, dans la lumière de la foi divine. Le croyant ne doit pas se contenter d’obéir ; sauf à ne pas ou plus être croyant, il doit croire. La proposition x ou y est tout simplement là (et c’est beaucoup) pour permettre et garantir l’acte de croire, l’exercice de la foi chez le croyant, mais ni plus (volontarisme) ni moins (protestantisme). Voilà pourquoi le croyant ne peut pas adhérer simultanément et sous le même rapport à deux objets contradictoires. Il ne peut pas simultanément croire que le droit à la liberté religieuse au for externe et public est un « délire » et une « vérité fondée sur la Révélation », que les communautés séparées de l’unité catholique sont à la fois « sectes de perdition » et « moyens de salut ». Cela est théologiquement et métaphysiquement impossible. Ou bien là encore, le sujet n’a pas ou plus la foi : Le sujet aura beau invoquer l’obéissance, nous n’aurons pas ou plus affaire à un croyant, mais à un « souscripteur », « soumissionnaire » et autre « musulman ». Et puisque l’on ne peut séparer l’objet de la foi et le magistère, cela signifie que : - là où le croyant ne peut pas exercer la foi théologale, parce qu’il y a réellement opposition de contradiction entre l’objet de la foi, déjà reçu, et l’objet nouvellement proposé par celui qui est apparemment magistère suprême, - l’autorité qui propose n’a de l’Autorité et du magistère suprême que les apparences.

J'ai bien l'honneur N.M.