... désolé, je n'avais pas non plus reconnu le pourceau
BK -  2007-08-03 14:18:36

... désolé, je n'avais pas non plus reconnu le pourceau


Car en effet, dans le cas par moi exposé (à titre de crucial exemple), il ne s'agit nullement d'un "enseignement inintelligible du magistère". Il s'agit d'un donné A' venant apparemment contredire un donné A, dûment reçu dans la lumière de la foi, avec toutes garanties données par les attestations antécédentes de l'autorité suprême, lors même que ce donné A' est attesté par celui qui est apparemment l'autorité suprême. Le croyant, celui qui exerce la foi catholique, pas le mahométan qui s'ignore, se trouve donc dans la nécessité de résoudre le problème suivant, sauf à ne plus exercer la foi : - Ou bien la contradiction entre A' et A n'est qu'apparente ; - Ou bien c'est l'autorité de Tartemolle attestant A' qui n'est qu'apparente. Tertium non datur. Car il n'y a pas à "arbitrer" entre "deux jugements". Il ne peut y avoir - de par l'être même des choses - qu'un seul jugement. Et donc il s'agit en tout et pour tout de savoir si le jugement de Tartemolle est bien le même jugement que celui de Pie IX, Grégoire XVI, Léon XIII, Pie XII etc.

Mais... vous avez oublié de terminer votre raisonnement (et de répondre au problème) : comment jugez-vous quelle est la proposition vraie ? Si je vous suis, ce serait simplement en levant les yeux vers l'Etre que vous saisissez en pleine lumière (point 1). Si par contre vous n'êtes pas un pur esprit ou un Bienheureux, ou encore que vous ne bénéficiez d'aucune inspiration particulière, vous aurez besoin d'utiliser votre intelligence pour raisonner. Or la conclusion de ce raisonnement ne peut être considérée comme certaine aussi longtemps qu'il n'aura pas été démontré que vous ne vous êtes pas mis en tête de juger le magistère.