Plus ça devient gros...
BK -  2007-08-03 14:01:25

Plus ça devient gros...

1. Vous éludez la difficulté : - comment saisissez-vous l'enseignement qui se présente comme émanant du magistère ? - comment effectuez-vous votre comparaison ? - qu'est-ce qui vous autorise à penser que la conclusion que vous retirez de votre conclusion peut lever la caution que constitue la signature du magistère ? 2. a) Cf. Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Note doctrinale illustrant la professio fidei - vous ne pensez pas qu'il s'agisse du magistère, mais peut-être que pour d'autres liseurs, si.

Eu égard aux vérités liées avec la révélation par nécessité historique, qu'on doit tenir pour définitives, mais qui ne pourront pas être déclarées comme divinement révélées, on peut indiquer comme exemples la légitimité de l'élection du Souverain Pontife ou de la célébration d'un concile œcuménique, la canonisation des saints (faits dogmatiques) la déclaration de Léon XIII dans la Lettre apostolique Apostolicae curae sur l'invalidité des ordinations anglicane (37), etc.

b) "L'illégitimité d'un pontife Tartemolle qui, dans l'exercice de son magistère apparent, viendrait à rompre avec les attestations de ses prédécesseurs est un fait dogmatique." dites-vous. Là encore, vous supposez que la rupture est, qu'elle existe, qu'elle est certaine. Or c'est précisément son existence qu'il faut démontrer. Pour le reste, je vous suis tout à fait : Si M. X. professe des hérésies, on peut être certain qu'il n'est pas pape. Le problème, en réalité est de déterminer, si on pense que M.X. peut être pape, comment démontrer qu'il professe des hérésies. 3. - Voir point 1. - Votre référence à Saint Paul n'a aucune valeur : Léon XIII l'avait lu également, ça ne l'a pas empêché de proposer le modèle de raisonnement suivant : "Toutes les fois donc que la parole de ce magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l'ensemble de la doctrine divinement révélée, chacun doit croire avec certitude que cela est vrai ; car si cela pouvait en quelque manière être faux, il s'ensuivrait, ce qui est évidemment absurde, que Dieu Lui-même serait l'auteur de l'erreur des hommes. « Seigneur, si nous sommes dans l'erreur, c'est Vous-même qui nous avez trompés » (Conc. Vat. sess. III. cap. 3)." La parole du magistère est immédiatement identifiée avec la parole du Christ (voir également Pie XII, Humani Generis). C'est cette immédiateté qui fonde le raisonnement de Léon XIII. Cette concomitance est sans faille. Même à supposer qu'elle puisse n'être qu'apparente, elle rend indispensable une certitude antécédente.