Si je persévère, et si vous persévérez avec moi, nous allons inexorablement arriver au cours des mois qui viennent à des constats – des constats que l’on aura beaucoup de mal à expliquer de façon édifiante. Quand on aura examiné les données et fait les constats qui s’imposent, l’heure sera venue pour tirer des conclusions. Certains, bien sûr, préféreront un volontarisme qui refuse de reconnaître des évidences dérangeantes…
S'il s'agit du magistère, la raison ne peut pas tenir ses analyses pour certaines. Elle ne peut pas avoir la prétention d'arriver à des conclusions certaines, ni même probables. La raison peut penser qu'un rite promulgué par le magistère porte à l'impiété. Mais la Foi devrait lui crier que, s'agissant de rites promulgués par le magistère, elle a nécessairement tort de penser cela - et qu'elle établit à tort un lien de cause à effets. Quant à prétendre démontrer, sur la base de pareilles analyses, qu'il ne s'agit justement pas d'actes du magistère, c'est un cercle vicieux. Il faut commencer par montrer que le magistère n'a pas agi, pour faire gagner à la raison le droit (la possibilité !) de raisonner de façon certaine. Cela est une application à la liturgie - les rites approuvés par l'Eglise ne sauraient porter à l'impiété ou à l'erreur - du raisonnement tenu par Léon XIII dans Satis Cognitum : "Toutes les fois donc que la parole de ce magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l'ensemble de la doctrine divinement révélée, chacun doit croire avec certitude que cela est vrai ; car si cela pouvait en quelque manière être faux, il s'ensuivrait, ce qui est évidemment absurde, que Dieu Lui-même serait l'auteur de l'erreur des hommes. « Seigneur, si nous sommes dans l'erreur, c'est Vous-même qui nous avez trompés » (Conc. Vat. sess. III. cap. 3). Tout motif de doute étant ainsi écarté, peut-il être permis à qui que ce soit de repousser quelqu'une de ces vérités, sans se précipiter ouvertement dans l'hérésie, sans se séparer de l'Eglise et sans répudier en bloc toute la doctrine chrétienne ?" Au passage, puisque nous y revoici : vous m'aviez promis en mars ou avril un message reprenant et réfutant l'argumentation basée sur cette citation de Léon XIII que j'avais développée sur ce forum. Je l'attends encore.