“Non seulement la forme, mais aussi la réalité doctrinale”
Vianney -  2007-08-01 21:15:48

“Non seulement la forme, mais aussi la réalité doctrinale”

Cet aveu, mon cher N.M., recoupe celui de Jean-Paul II lorsqu'il déclarait au Sacré Collège (22 décembre 1980) :

Le Concile Vatican II a jeté les bases d’un rapport substantiellement nouveau entre l’Eglise et le monde, entre l’Eglise et la culture moderne.

Commentant cette déclaration au terme de sa conférence du 13 mai 1981 sur Jean-Paul II et la doctrine catholique, le R.P. Louis-Marie de Blignières concluait :

A la lecture de ce texte, on doit faire la réflexion suivante. D’après Jean-Paul II, le rapport entre l’Eglise et le monde a substantiellement changé. Or, d’une part le monde n’a pas substantiellement changé. D’autre part, la nature du rapport entre la vraie Eglise et le monde ne peut substantiellement changer : l’Eglise est le Corps Mystique du Christ, elle est dans le monde sans être du monde. Reste que ce soit l’Eglise qui ait changé ? Mais cela est impossible : “Chacun voit clairement et manifestement que cela est en opposition complète avec l’Eglise instituée par Notre-Seigneur puisque dans cette Eglise la vérité doit toujours demeurer stable et inaccessible à tout changement, afin de conserver absolument intact le dépôt qui lui a été confié et pour la garde duquel la présence et le secours du Saint-Esprit lui ont été promis à jamais.” (Pie IX, Iam vos omnes du 13 septembre 1868, EPS 316). Il nous faut donc conclure que “l’Eglise du Nouvel Avent” est substantiellement différente de la vraie Eglise catholique, à laquelle elle tente de se substituer frauduleusement.

Comment, par la suite, le même Père de Blignières a-t-il pu apercevoir un développement homogène là où il avait d'abord vu une opposition complète, ça reste pour moi un mystère... Et le cardinal Ratzinger ne désavoue pas Jean-Paul II quand il écrit à propos de la déclaration conciliaire Gaudium et Spes :

Contentons-nous ici de constater que le texte joue le rôle d'un contre-Syllabus, dans la mesure où il représente une tentative pour une réconciliation officielle de l'Eglise avec le monde tel qu'il était devenu depuis 1789.

V.