John DALY - 2007-07-31 22:53:52
Cher Maïe...
Je ne crois pas que j'arriverai à vous faire comprendre par un ou deux brefs posts les raisons du gouffre qu'on voit entre nous - et qui me fait souffrir, croyez-moi, car je vous trouve sympathique !
Je ne crois pas être devenu grincheux pour avoir combattu depuis plus longtemps que beaucoup de vous. Mais cetrainement j'ai un peu d'expérience. J'ai vécu l'euphorie de l'élection de Jean-Paul II, de la lettre Inaestimabile Donum , de la lettre de jeudi saint 1980 qui demandait pardon pour la manière de mettre en place le NOM, l'indult de 1984, Ecclesia Dei de 1988, etc. Et je ne crois pas que Summorum Pontificum va s'avérer bien différent.
Au contraire, le fond du problème est que les catholiques ont perdu la foi. Or, la conversion des infidèles se fait en vertu des grâces obtenues par la messe, mais n'est pas généralement un fruit direct d'assister à la liturgie (même si l'on peut citer quelques exemples).
Je pose la question : pourquoi ont-ils perdu la foi ? Et je jette la lumière sur le changement de la messe comme premier coupable, car, comme l'a observé Pie XII, la liturgie est en effet le principal contact entre l'Eglise enseignante et la plupart des fidèles.
En mettant en vis-à-vis des textes du VOM et du NOM, j'invite surtout à la réflection. Si cela trouble votre euphorie - considérez la citation de saint Thomas que j'ai déjà postée une fois aujourd'hui :
Da mihi, Domine Deus meus, inter prospera et adversa non deficere, ut in illis non extollar, et in istis non deprimar. De nullo gaudeam vel doleam, nisi quod ducat ad te, vel abducat a te.
"Accordez-moi, Seigneur mon Dieu, de ne pas défaillir entre le succès et l'adversité, pour que je ne sois pas transporté par l'un ni déprimé par l'autre. Puissé-je ne me réjouir de rien si ce n'est de ce qui mène à vous, ni m'attrister de rien si ce n'est de ce qui éloigne de vous."
Enfin, si mes posts vous frappent comme une douche froide, vous n'êtes pas obligée de les lire !
Bien à vous,
John