Comparaison du VOM avec le NOM
John DALY - 2007-07-31 22:06:01
Comparaison du VOM avec le NOM
Comparaison du VOM avec le NOM
Durant les vacances d’été de 1980, à l’âge de 17 ans, je me suis occupé à faire une comparaison détaillée des ordinaires du VOM et du NOM. J’étais NOMiste par éducation et par pratique, et je commençais juste à me sensibiliser aux problèmes doctrinaux et liturgiques qui m’entouraient dans mon collège « catholique ». Je n’avais vu qu’un ou deux VOMs (indult anglais) depuis l’introduction du NOM. Ma famille, pratiquante, n’a jamais eu la moindre sympathie traditionaliste.
Systématiquement, j’ai tapoté à ma petite machine à écrire, mettant en cinq colonnes, le VOM en latin, la traduction de celui-ci, le NOM en latin, une véritable traduction de celui-ci et la traduction officielle de celui-ci. Je voulais voir surtout si la nocivité manifeste du NOM était fonction exclusivement des mauvaises traductions vernaculaires et de la façon irrévérencieuse de le célébrer, ou si les textes mêmes en latin y étaient pour quelque chose.
Je ne vais pas vous faire part de mes conclusions : n’importe qui peut faire la même expérience.
Plus récemment mon attention a été portée sur la comparaison des propres VOM et NOM. M l’abbé Cekada – licencié en théologie – a écrit un modeste livre sur le sujet, traduit en français sous le titre « On ne prie plus comme autrefois ». Quoi qu’on puisse penser des diverses prises de position de l’abbé Cekada sur d’autres questions, personne n’a jamais essayé de réfuter l’argument de son livre, qui montre de façon irréfutable, par simple voie de comparaison, que les propres du NOM ont été généralement fabriqués en prenant les textes du VOM et en supprimant systématiquement certaines catégories d’allusion.
Encore une fois, libre à chacun de faire la comparaison. Les textes vernaculaires sont faciles à repérer, aussi ne vais-je pas vous aider de ce point de vue-là. Mais je vais essayer de poster, quand j’aurai le loisir, une comparaison directe du texte latin du VOM et du NOM pour les oraisons propres du jour.
Je commence par la fête de ce jour : Saint Ignace de Loyola. les changements n’ont rien de bouleversant tant que cela reste un seul cas, mais il faut bien commencer quelque part et je voudrais simplement que le lecteur ayant une goutte de latinité compare les textes en se posant toujours la même question : selon quel critère a-t-on introduit les changements (souvent assez petits) avant de lâcher le NOM ? Si je persévère, et si vous persévérez avec moi, nous allons inexorablement arriver au cours des mois qui viennent à des constats – des constats que l’on aura beaucoup de mal à expliquer de façon édifiante. Quand on aura examiné les données et fait les constats qui s’imposent, l’heure sera venue pour tirer des conclusions. Certains, bien sûr, préféreront un volontarisme qui refuse de reconnaître des évidences dérangeantes….
Voici donc pour ce jour :
VOM Oraison : Deus, qui ad majorem tui nominis gloriam propagandam novo per beatum Ignatium subsidio militantem Ecclesiam roborasti : concede, ut, eius auxilio et imitatione certantes in terris, coronari cum ipso mereamur in caelis.
NOM Oraison : Deus, qui ad maiorem tui nominis gloriam propagandam beatum Ignatium
in Ecclesia tua suscitasti, concede, ut, eius auxilio et imitatione certantes in terris, coronari cum ipso mereamur in caelis.
VOM Secrète : Adsint Domine Deus oblationibus nostris sancti Ignatii benigna suffragia : ut sacrosancta mysteria, in quibus omnis sanctitem fontem constituisti, nos quoque in veritate sanctificent.
NOM Secrète : Placeant, Domine Deus, oblationes in celebratione beati Ignatii tibi
delatae, et praesta, ut sacrosancta mysteria, in quibus omnis sanctitatis fontem
constituisti, nos quoque in veritate sanctificent.
VOM : Laudis hostia, Domine, quam pro sancto Ignatio gratias agentes
obtulimus, ad perpetuam nos maiestatis tuae laudationem, ejus intercessione, perducat.
NOM : Laudis hostia, Domine, quam pro beato Ignatio gratias agentes
obtulimus, ad perpetuam nos maiestatis tuae laudationem perducat.
J'ai ajouté des italiques pour aider. On remarque que l’adaptateur n’a pas voulu garder dans l’oraison la mention des Jésuites ni de l’Église militante ; qu'il a supprimé dans la secrète le mention des suffrages du saint, et que dans la postcommunion il n’a pas pu supporter non plus le mention de l’intercession de saint Ignace. Le reste est retenu.
A bientôt.
JD