En ce qui concerne le signe de paix à transmettre, son mode est à déterminer par les Conférences des Évêques, selon la mentalité, les us et coutumes des peuples. Il convient toutefois que chacun souhaite la paix de manière sobre et uniquement à ceux qui se trouvent le plus près. (PGMR 82, traduction provisoire de la 3e édition typique)
Et dans mon missel, la rubrique dit :Et tous se manifestent la paix et la charité mutuelles selon les coutumes locales.
Vous connaissez l'autre argument idiot : Les 68ards, à quel bon lait ont-ils été nourris ? 2) Vous jouez sur les mots. Vous avez compris que le Pape assume le texte en le ratifiant. C'est le missel de Paul VI, pas le missel de Mgr Bugnini & Cie. L'encyclique "Mit brennender Sorge" est-elle de Pie XI ou des cardinaux Pacelli et Faulhaber ? Le Pape n'est pas Dieu. Quelle idée ! Cela dit, vous n'ignorez pas que “les décisions prises par l’Eglise sont réglées par le Christ lui-même” (saint Thomas d'Aquin). Certes, elles ne sont pas nécessairement les meilleures possibles, mais elles seront toujours bonnes. Certainement pas nocives. Donc, si un co-auteur pèche en parlant d'avorton pour désigner ce que le Christ règle lui-même, ce n'est pas une raison pour l'imiter. Sans être papimane, je préfère nettement pencher de ce côté que du naturalisme. Et je pense apprécier le Pape Ratzinger plus que vous. 3) a) Le concile n'a pas défini solennellement de nouveaux dogmes, mais il s'est exprimé abondamment de façon dogmatique,ne fut-ce que sous forme de rappel. Sur certains points - non dogmatiques -, le Pape a été au-delà de ce que le concile demandait en matière liturgique "pour l'utilité de ceux qui reçoivent [les sacrements], selon la diversité des temps, des lieux, & des conjonctures" (Trente, XXIe session, chap. 2). Il en avait le droit et le pouvoir. Concernant la comparaison entre Nicée et Vatican II, Paul VI disait précisément que le second ne faisait pas moins autorité, et qu'il était même "sous certains aspects" plus important que le premier. Vous exagérez encore. Mon avis est que le magistère pontifical ne s'arrête pas en 1965, et que les circonstances qui se sont présentées ultérieurement ont poussées Paul VI a s'adapter à la situation. b) La liturgie ne s'arrête pas à l'Ordo. Saint Pie X a-t-il abusé de son pouvoir en réformant le bréviaire et en interdisant formellement celui de son prédécesseur d'heureuse mémoire ? Pie XII a-t-il fait de même en réformant la Semaine Sainte ? Le Pape ne peut pas tout. Mais en matière liturgique, son pouvoir est étendu. Je doute que Benoît XVI parlait de liturgie dans son discours au Latran. Encore une fois, vous vous leurrez en pensant que ne pas promulguer le NOM aurait évité 40 ans de crise durable. La crise était déjà là. Le corset serré à fond, il était prêt à éclater. Avec l'aplomb qui caractérise vos analyses, je peux tout aussi bien affirmer - stats à l'appui - que desserrer le corset nous a évité un mal pire, même s'il faut passer par une remise en place désagréable des organes, des suites de cette compression que le corps ne supportait plus. Ath