Paulo - 2007-06-01 23:25:13
Missel oublié
Répondez-moi si je me trompe, mais il me semble que l'objet même du missel fut rejeté dans les paroisses. Ce qui était critiqué, c'était la fermeture individualiste de l'homme dont les yeux étaient rivés sur les lignes de son livre de messe.
Est-ce qu'en développant à outrance les diverses possibilités de prières, il n'y avait pas également le but non avoué de faire jeter les vieux missels? Il suffit d'aller dans les paroisses pour observer que peu de monde utilise un livre.
Est-ce que l'abandon de ce support écrit n'était pas souhaité pour obliger les gens à moins lire? Ce qui à terme les a incités à moins participer? Parce qu'un individu qui s'installe au premier rang, un dimanche matin, et qui ouvre un missel qui n'est pas l'une des dernières productions Bayard and Co... je ne suis pas certain qu'il emporte une quelconque adhésion de sympathie, a priori. Au contraire, il pourra sembler atypique, étrange, voire sérieux et trop catholique. Une personne qui arrive les mains dans les poches, qui discute avec les uns ou les autres comme si elle était sur le parvis, semblera déjà moins introvertie et plus "ouverte".
Mais en touchant au missel, livre personnel et familial (par le don des parents, les images pieuses conservées dedans...), l'Eglise a sans doute oeuvré à la passivité de ses fidèles d'aujourd'hui, ainsi qu'au retrait de nombre d'entre eux qui ne se déplacent plus.